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Bigbonobo

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[Le vinyle du mois] Eric Ter - Grandeur et Mystères (1998)

16 Juillet 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #rock, #blues, #frenchrock, #EricTer, #EricSirkel, #parlonszic, #chicparisien

"Cherchez l'erreur". Je n'en ai pas trouvé beaucoup dans ce magnifique concept album qu' Eric Ter réalise avec Daniel Cambier et Jean-Bernard Lepape à son retour des USA en 1998.

Si vous ne l'avez déjà lu, je vous suggère de vous reporter à un article plus général fort audacieusement intitulé "Sexarockers"...

Sur des riffs de basse d'une efficacité sans failles, émaillé d'échantillons choisis avec goût et magistralement orchestré, enregistré et mixé par Eric lui-même, ce disque fourmille d'idées musicales et de surprises sonores inusitées qui habillent sans le moindre temps mort une inspiration et une écriture splendides. J'y vais trop fort ?

Allez, je regrette que Jean-Bernard ne joue pas sur tous les morceaux, sans doute par économie de moyens, ce qui induit l'usage d'une boite à rythmes ou de boucles de façon parfois trop sensible. Mais les arrangements de guitares sont si intéressants qu'ils occultent ce rare défaut...Quant à Daniel, on peut sur "Sacrés Chakras" mesurer l'étendue de son jeu, comparable ici à celui d'Alphonso Johnson, rien de moins...J'y vais encore trop fort ?

Une critique: l'échantillon de l'intro de "I'm the Walrus" dans "Abus de confiance" aurait pu te coûter très cher, Eric !

Une autre: toi qui écris de si bonnes chansons, "Dragon sympathique"...papillon à moteur..."Le mome au projecteur", "Miroir"...toi qui y vois des trucs qu'ya pas dans la pièce...toi qui joues si brillamment de la guitare, toi dont j'admire le talent, l'élégance et l'acharnement, toi qui sais pourtant qu'il faut caresser le système dans "Le sens du poil", toi qui sais si bien cultiver l'amitié et rester fidèle à tes principes, pourquoi, dans la vraie vie, ne souris-tu pas plus souvent ? Allez, "Dis-le"...

Faites donc plus ample connaissance avec cet artiste unique sur son site officiel !

Cet album sera sans doute ré-édité chez Chic Parisien, label sur lequel cet authentique guitar-hero fait son retour, comme en témoigne "Play It Up !", un nouveau titre en vidéo, ci-dessous

Pour écouter cet album, on doit enclencher le jukebox

Pour acheter d'autres albums réalisés entre-temps, il faut se rendre sur le site de Dixiefrog..

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Je monte mon label : Chic parisien

9 Juillet 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #musique, #Labek Chic Parisien, #parlonszic, #Initiatives

Monter un label discographique en 2017 peut paraître une entreprise hasardeuse. Cependant, l’objet disque, quelle que soit sa nature, vinyle ou Cd, reste indispensable au développement de la carrière d’un artiste, même si prétendre assurer sa présence physique chez tous les détaillants de France et d’ailleurs est totalement illusoire. La simple observation des habitudes de consommation de la musique révèle que le public n’achète plus de musique qu’à l’unité, au format MP3 sur les plateformes de distribution musicale, et ne se tourne vers le format album que lorsqu’il est « fan », ou pour une compilation d’un genre qu’il affectionne.

En revanche, le disque reste pour l’artiste une carte de visite auprès des radios et des annonceurs,  une partie du merchandising proposé au public lors des concerts, mais aussi un objet qui se vend en VPC, de préférence « augmenté » de composants exclusifs qui font de l’acheteur un interlocuteur privilégié.

Ne pouvant plus assurer l’essentiel de leurs revenus par la vente de disques, les labels reviennent de fait à leur cœur de métier, c’est à dire le support et la promotion tous azimuts de leurs artistes.

 Quelques éléments de réflexion :

  • En France, les labels indépendants totalisent 90% de la production de musique enregistrée .
  • Comme le vinyle avant lui, le Cd est déclaré, peut-être à tort,  moribond , et le format qui lui succède naturellement est le fichier numérique ;

Les ventes en distribution numérique augmentent régulièrement et le streaming permet peu à peu au chiffre d’affaires de l’industrie du disque de se rapprocher de son niveau à l’orée du siècle, après quinze années de crise profonde ;

  • Les besoins en musique, en particulier pour la « synchro » ( illustration sonore, génériques, jingles et documentaires) n’ont jamais été aussi forts ;
  • Pour gagner 100 euros, un artiste doit = soit passer 14 fois en radio grand public (-sachant que la majorité des radios diffusent environ 2000 titres par an, ce n’est pas gagné…-), soit vendre 100 Cds dans le circuit de commercialisation traditionnel, soit être écouté 250.000 fois en streaming payant, soit être écouté un million de fois en streaming gratuit ;
  • Les coûts de production sont désormais réduits, voire nuls dans certains cas ;
  • Les coûts de fabrication ont baissé sensiblement pour le physique, et sont nuls pour la distribution numérique ;
  • En revanche, les coûts de distribution des exemplaires physiques et les coûts de la promotion publicitaire classique ont drastiquement augmenté ;

Il existe de nouveaux prescripteurs en musique, hors presse spécialisée et radios : les internautes eux-mêmes, par le biais des réseaux sociaux et des blogs spécialisés. 

La concentration, verticale tant qu’horizontale, qui caractérise la structure des « Majors », leur a permis de surmonter la crise du disque qui sévit depuis la fin du siècle dernier, en particulier grâce à l’exploitation de leurs « back catalogues » mais aussi de par la pratique du « starsystem », qui fait que chez les derniers distributeurs de musique enregistrée sous forme physique, hypermarchés et grandes surfaces, on trouve désormais des séries de ré-éditions vinyle à 10 euros, à côté  des compilations NRJ et quelques parutions CD récentes de gros vendeurs. Quant aux radios généralistes, leur proximité structurelle avec les grands groupes qui détiennent les Majors complique l’accès à ce média pour les indépendants. Seuls quelques disquaires classiques – environ 300 en France, moins que de labels - permettent aux indépendants de montrer leurs disques, au prix d’un investissement initial en acheminement et en stock qui ne trouve pas de vraie rentabilité.

En revanche, la possibilité de monétiser la musique dématérialisée via de nouveaux médias, tels que Youtube, est source de potentialités inédites pour les indépendants. 

De ces simples observations, quels enseignements ? 

  • Un label se doit de « prouver » son existence par une production physique ;
  • Cette production doit profiter directement aux artistes souvent auto-producteurs des enregistrements, via des accords de licence  adaptés;
  • La distribution numérique est une obligation incontournable ;
  • Un label doit pouvoir se constituer une base de données lui permettant d’être directement en contact avec sa clientèle potentielle, et surtout la chouchouter par des exclusivités et des cadeaux : il faut savoir donner pour recevoir ;
  • Une politique de communication qui touche les nouveaux prescripteurs que sont les bloggers, les webradios et les réseaux sociaux est indispensable, mais sans exclusive, les médias traditionnels restant incontournables ;
  • Une stratégie de communication par titre, et non par sortie d’album, doit être élaborée ;
  • Le vinyle n’est plus un marché de niche. Les audiophiles le plébiscitent, les magasins vendent de plus en plus de platines tourne-disques, les fans les collectionnent.
  • Il faut inventer de nouveaux supports pour la musique enregistrée. 

Et la musique, dans tout çà ? Les dernières cérémonies de récompenses type « Grammy Awards » ont mis en évidence un fait relativement nouveau : les chansons lauréates sortent des mêmes « usines ». Le nom de Max Martin ne vous dit sans doute rien, et pourtant il cumule à lui seul, en tant que réalisateur, plus de ventes que les Beatles...et le formatage des rythmes et des accroches est de plus en plus flagrant, appliquant des recettes déclinées à l'infini. Il y aurait donc de moins en moins de place laissée aux indépendants, mais le corollaire en est la curiosité croissante du public envers une offre originale et non-formatée.

Mes projets 

 

Daniel Cambier joue de la basse pour de nombreux acteurs de la scène rock et variétés française depuis 40 ans. Mais il est aussi auteur-compositeur, guitariste et claviériste. Depuis trois ans, nous travaillons sur son magnifique album, « Eldorado », que je veux défendre. Il est accompagné d’un groupe qui réunit Jean-Bernard Lepape (batterie, ex-Socquettes Blanches et Au Bonheur des Dames – tournée Age Tendre & Tête de Bois), Christophe Defays (Basse, auteur des musiques des films « Renseignements généraux » (1989), « La cavale des fous » (1993), « Droit dans le mur » (1997), « Dans le sillon du juge sans robe » (2004) et « Zones d’ombre » (2011), ainsi qu’occasionnellement Patrick Dietsch (guitare, ex- Martin Circus). Les textes sont en français.

Eric Ter a enregistré son premier album en 1976 à Londres, avec Mick Taylor. Daniel fait partie du groupe avec lequel il enregistre le second en 1978, à Hérouville (célèbre studio français où Bowie a réalisé trois albums). Sur un coup de tête il part à New York rejoindre Jo Lebb (Variations), puis à Los Angeles où il tient les manettes d’un studio pendant 20 ans. De retour en France en 1998, il enregistre « Grandeurs et mystères » avec…Daniel et Jean-Bernard Lepape. Depuis, signé par Socadisc puis par Dixiefrog, il enchaîne une demi-douzaine d’albums fortement teintés Blues. Il est lauréat du Prix Spécial de la Sacem. Dixiefrog recentrant ses activités, Eric rejoint notre aventure avec un Ep 5 titres prêt à être diffusé, avant un album 12 titres en cours d’enregistrement. Les textes sont en anglais et (un peu) en français.

Les frères Teixidor sont une paire de mabouls qui n’ont pas 60 ans à eux deux et pour lesquels je veux défendre un Ep 6 titres, qui lui aussi devrait précéder un album. Les textes sont en français, du genre décapant. Ils vivent à Toulouse et ont un groupe qui tournicote dans leur région. L’un d’eux co-signe la musique de deux de mes chansons et mon premier mixage pour eux remonte à 2012. On aura là du funk qui tâche, de l’electro-dub enragé et du reggae-rock sans complexes…

Voilà...Ces trois artistes sont "signés", trois autres sont en passe de l'être...

Rendez-cous sur Chic Parisien pour nous soutenir, obtenir un téléchargement gratuit, vous inscrire à notre newsletter...écouter la mixtape du mois...faire vivre la musique !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Traffic - The low spark of high heeled boys-1971

2 Novembre 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #rock, #StevieWinwood, #parlonszic, #Traffic

[Le vinyle du Dimanche soir] Traffic - The low spark of high heeled boys-1971

Réuni en 1967 autour de Jim Capaldi et de Stevie Winwood (voir mon post concernant Blind Faith), Traffic est un groupe qui a marqué mes jeunes années. Vous vous en fichez ? Mettez un Cd, une cassette ou je ne sais quel support, sur lequel il y aurait le double album en public "On the road", dans votre automobile, sur une route non embouteillée, et vous me comprendrez. Je ne l'ai qu'en Cd, il vous faudra vous le procurer.

Et vous y trouverez une rythmique implacable (la batterie de Roger Hawkins, la basse de David Hood, l'orgue de Barry Beckett, c'est à dire rien de moins que la section rythmique des studios Muscle Shoals sous le nom de Swampers ), une musique qui oscille sans cesse entre pop rock et soul psychédélique, des morceaux certes un peu longs mais dont le charme insidieux, avec la voix si particulière de Winwood, et l'énergie folle délivrée par Capaldi, soutenues par le saxophone de Chris Wood,, sans oublier le percussionniste Reebop Kwaku Baah, font un tout...exultant, qui tourne souvent au jazz, ma foi, C'était une phrase d'une longueur inusitée (le Dimanche, je fais des proust).

L'album du jour, que j'écoutais pour la première fois l'été 71, en Espagne, a un titre abscons. Qui sont ces garçons portant des talons hauts qui font de petites étincelles ? Une histoire gay ? Ou bien seraient-ce les étincelles produites par les éperons des santiags de cowboys bien virils - ou pas ? Mystère. Si vous avez la réponse, cela m'interroge encore !

On trouvera sans doute des éléments de réponse sur le site songfacts. Moi, je note juste que Dave Mason était dans le coup, ce qui rend d'emblée les choses compliquées.

Les musiciens trouveront l'ensemble des tablatures ici-même.

  1. Hidden Treasure – 4:16
  2. The Low Spark of High Heeled Boys – 12:10
  3. Light Up or Leave Me Alone (Jim Capaldi) – 4:55
  4. Rock 'n' Roll Stew (Ric Grech, Jim Gordon) – 4:29
  5. Many a Mile to Freedom (Steve Winwood, Anna Capaldi) – 7:26
  6. Rainmaker – 7:39

On teste çà direct sur la page connexe.

On se fait une petite vidéo pour vérifier de visu. A la semaine prochaine !

[Le vinyle du Dimanche soir] Traffic - The low spark of high heeled boys-1971[Le vinyle du Dimanche soir] Traffic - The low spark of high heeled boys-1971
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[Le vinyle du Dimanche soir] The Who - Rarities Vol.1-1983

19 Octobre 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #rock, #Who, #parlonszic

[Le vinyle du Dimanche soir] The Who - Rarities Vol.1-1983

L'actualité, c'est que le nouvel album des Who, ou du moins de la moitié qui en reste, sortira le 26 octobre, si l'on en croit les Inrocks.

Le vinyle du jour est le premier d'une double compilation, "Rarities volumes I & II", éditée en 1983 par Polydor à l'occasion de la tournée "Who's last tour", à laquelle ne pouvait participer Keith Moon, pour cause de décès impromptu en 1978. Il s'agit en fait d'un assemblage de faces B, qui nous offre l'avantage de pouvoir redécouvrir quelques unes des reprises que le groupe commettait,, telles que "Barbara Ann" (Fassert - Beach Boys), ou "The last time" et "Under my thumb" (Jagger-Richards).

On l'écoute sans rechigner sur la page connexe.

Les titres:
Face A
1."Circles" (P.Townshend)
2."Disguises" (P.Townshend)
3."Batman" (Neal Hefti)
4."Bucket T" (Dean Torrence, Roger Christian, Donald J. Altfeld)
5."Barbara Ann" (Fred Fassert)
6."In the City" (John Entwistle, Keith Moon)
7."I've Been Away" (John Entwistle)
8."Doctor, Doctor" (John Entwistle)

Face B
9."The Last Time" (Mick Jagger/Keith Richards)
10."Under My Thumb" (Mick Jagger/Keith Richards)
11."Someone's Coming" (John Entwistle)
12."Mary Anne with the Shaky Hand"
13."Dogs" (P.Townshend)
14."Call Me Lightning" (P.Townshend)
15."Dr. Jekyll and Mr. Hyde" (John Entwistle)

A noter que l'on retrouve Nicky Hopkins au piano/claviers sur la plupart des titres.

Pour les nostalgiques, les curieux et les collectionneurs, on trouvera ici la page WhoTube sur le site officiel du groupe, où se trouvent plein de vidéos récentes ou d'époque.

Vous dire que le groupe me compte parmi ses fans serait mensonger. L'écoute de Tommy ou de Quadrophenia me plongeait dans un état quasi catatonique et je n'ai pas retenté l'expérience depuis très longtemps. Ils ont sorti une flopée de 45T. à succès, c'était là leur force, mais leurs albums - 9 au total - n'ont à mon goût jamais été réussis. Quant à la manie de K.Moon de faire exploser à la dynamite les chiottes, à l'hôtel, chez ses copains, voire même chez lui, elle ne m'a que très modérément amusé, un temps. Le grand écart, les double salto-coup de pied à la lune, pas beaucoup plus. Les vestes à franges et les moulinets de micro (solides, les connecteurs XLR ! ), itou...Il leur fallait finalement bien tous ces artifices, puisque leurs prestations scéniques étaient musicalement approximatives, émaillées d'incidents techniques ou d'accidents corporels totalement hors-contrôle, alcool et drogues n'aidant pas.

Le dernier concert de Keith Moon avec les Who eut lieu le 21 octobre 1976 - il y a presque 38 ans jour pour jour - à Toronto. Malgré son absence, le chaos continua, une bousculade faisant même onze morts lors d'un concert à Cincinnati en 1979. Le groupe est dissous par Townshend en 1982, avec des reformations ponctuelles à motivation pécuniaire.

Mais au moins un de leurs titres reste immortel, "My Generation", repris ensuite et entre autres par Patti Smith, Green Day, Limp Bizkit ou Oasis.

Et brillamment défendu en 2007 par The Zimmers !

Pour finir, je vous propose un extrait du "Rock 'N 'Roll Circus", une émission produite par les Rolling Stones sur la BBC, qui n'a connu que deux diffusions, et dont je vous avais déjà parlé dans un post sur Taj Mahal. Alors que ce document rare était disponible légalement sur les bases de données de archive.org , une nouvelle exploitation commerciale l'en a fait disparaitre.

Les Qui étaient de l'aventure, moulinets, massacre de fûts de tambour et veste à franges compris.

Je rappelle que le contenu sonore du [Vinyle du Dimanche soir] est éphémère, sur un rythme hebdomadaire. Qu'il s'agit de l'écoute d'un vinyle choisi dans ma collection, numérisé "dans son jus", craquements inclus. Qu'on trouve des liens sur la page connexe, de façon tout aussi éphémère (cette semaine, le concert des Qui de Tanglewood, Lennox, USA, 1970, en full HD). Que parfois j'ai la flemme, ou que je m'enflamme... Et que mes choix sont impulsifs, sans logique thématique.

A la semaine prochaine !

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[Le vinyle du Dimanche soir] David Bowie - The rise & fall of Ziggy Stardust & the Spiders from Mars - 1972

12 Octobre 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #rock, #Bowie, #parlonszic, #Culte

[Le vinyle du Dimanche soir] David Bowie - The rise & fall of Ziggy Stardust & the Spiders from Mars - 1972

Finalement, ce qui reste de plus discutable concernant le vinyle de cette semaine, c'est sa pochette. Difficile de concevoir plus quelconque pour un album aussi flamboyant. Enregistré en 1972 aux studios Trident de Londres, “The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars”, sort en juin 1972 en Grande-Bretagne, chez RCA Records. Ses ventes sont de 80 000 exemplaires dès la première semaine, et l'album restera 2 ans dans les charts ! Il fera l'objet de nombreuses ré-éditions. En 1987, le magazine Rolling Stone en fit le 6ème meilleur album des vingt dernières années. En 2006, c’est le très renommé magazine américain Time qui l’intégra à sa liste des 100 plus grands albums de tous les temps. Aujourd’hui, ce disque est considéré comme l’un des albums cultes de l’histoire du rock. L’épopée de Ziggy ne s’arrêtera pas à cet album ; elle se poursuivit au cours de l’année suivante, avec la sortie, en 1973, de deux autres albums mettant en scène le personnage : « Aladdin Sane » et « Pin-Ups ». Cependant, l'histoire de Ziggy Stardust, homme des étoiles venu tenter de sauver la Terre, est toute écrite dans les morceaux de ce premier opus, depuis le "Starman" qui explose à la face du monde jusqu'au "Rock N Roll suicide" qui prophétise la fin du personnage. L'Alter-ego inventé par Bowie lui phagocytant la vie, il mettra logiquement fin au concept lors d'un concert que vous pourrez voir en intégralité à la fin de ce post.

Pour l'heure, on écoute l'album sur la page connexe..

Le guitariste Mick Ronson, le bassiste Trevor Bolder et le batteur Woody Woodmansey sont les Spiders from Mars.

Ziggy hantera Bowie pendant longtemps. Mais l'homme se renouvellera, changera quatorze fois de personnage, et s’imposera comme un grand.

[Le vinyle du Dimanche soir] David Bowie - The rise & fall of Ziggy Stardust & the Spiders from Mars - 1972

Or donc, c'est en 1973 que sortit le film : « Ziggy Stardust and the Spiders from Mars : The Motion Picture». Il s’agit d’une captation d'un concert donné le 3 juillet 1973 au Hammersmith Odeon de Londres. Le film fut projeté dans quelques festivals puis disparut des écrans pour ne réapparaître qu’en octobre 1980, date à laquelle sortit la bande-originale du film. Si ce concert est resté dans les esprits, c’est parce que c’est celui qui mit un terme à l’aventure. C’est au cours de ce concert mythique que Bowie tua Ziggy, annonçant au public: "Not only it is the last show of the tour, but it's the last show that we'll ever do. Thank you." . De nombreux fans de Bowie crurent alors que le musicien annonçait la fin définitive de sa carrière.... Attention, il y en a pour 74 minutes !

A la semaine prochaine !

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[Le Vinyle du Dimanche soir] Irma Thomas - 1964

5 Octobre 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #soul, #IrmaThomas, #AllenToussaint, #NewOrleans, #parlonszic

[Le Vinyle du Dimanche soir] Irma Thomas - 1964

"Wish someone would care" est le premier album de Irma Thomas, paru sur le label Imperial Records en 1964. Dès 1960, elle avait rencontré le succès avec son premier single, suivi de titres régulièrement présents dans les charts. Enceinte à 14 ans, Irma n'a pas eu une vie des plus simples. Mais sa voix si particulière, ses prises de position féministes et civiques, et sa rencontre avec Allen Toussaint - (qui produit ses enregistrements chez Minit Records et obtient un énorme succès avec "Ruler of my heart", repris ensuite par Otis Redding) - ont fait d'elle la "Soul Queen of New Orleans".

Toujours active à 73 ans révolus, elle se produit dans les clubs de la ville, mais n'est pas venue en France depuis 2006 au Festival de Cognac. Elle obtient en 2007 son unique Grammy Award (Best contemporary Blues album) pour "After the rain", paru en 2006.

On écoute cette perle sur la page connexe.

Mais on prend aussi le temps de découvrir sa carrière à travers les vidéos qui suivent, et pour les anglophones, de lire l'entretien qu'elle accorde à un blogueur plus chanceux que moi.

Voyons tout d'abord un étonnant document, une émission TV de 1964 où l'on assiste aux timides progrès de l'intégration raciale par le biais de danses Country avant qu' Irma ne vienne y défendre son dernier disque.

[Le Vinyle du Dimanche soir] Irma Thomas - 1964

Un autre show télévisé qui remonte à 1989 la trouve entourée de Dr John, Dolly Parton et Allen Toussaint pour "Working in the coal mine", un titre popularisé par Lee Dorsey.

Et enfin un document rare, qui nous montre la Dame au N.O.Jazzfest 2010 accompagnée par un de mes groupes préférés, Galactic, les dignes héritiers de la lignée musicale dont je vous rebats les oreilles depuis un moment, qui va de Professor Longhair à Wild Magnolias en passant par les Meters. Si vous ne les connaissez pas, je vous encourage à les découvrir.

Pour finir, parcourons sa discographie, en commençant par les singles:

  • "(You Can Have My Husband But) Don't Mess with My Man" / "Set Me Free" (Ron 328) (#22 R&B, 1960)
  • "A Good Man" / "I May Be Wrong" (Ron 330)
  • "Cry On" / "Girl Needs Boy" (Minit 625) (1961)
  • "It's Too Soon To Know" / "That's All I Ask" (Minit 633)
  • "I Done Got Over It" / "Gone" (Minit 642) (1962)
  • "It's Raining" / "I Did My Part" (Minit 653) (1962)
  • "Two Winters Long" / "Somebody Told You" (Minit 660)
  • "Ruler Of My Heart" / "Hittin' On Nothing" (Minit 666) (1963)
  • "For Goodness Sake" / "When Ever" (Bandy 368)
  • "Wish Someone Would Care" / "Break-A-Way" (Imperial 66013) (#17 pop, 1964)
  • "Anyone Who Knows What Love Is (Will Understand)" / "Time Is on My Side" (Imperial 66041) (#52 pop, 1964)
  • "Times Have Changed" / "Moments To Remember" (Imperial 66069) (#98 pop, 1964)
  • "He's My Guy" / "(I Want A) True, True Love" (Imperial 66080) (#63 pop, 1964)
  • "Some Things You Never Get Used To" / "You Don't Miss A Good Thing" (Imperial 66095) (#109 pop, 1965)
  • "I'm Gonna Cry Till My Tears Run Dry" / "Nobody Wants To Hear Nobody's Troubles" (Imperial 66106) (#130 pop, 1965)
  • "It's Starting To Get To Me Now" / "Hurt's All Gone" (Imperial 66120)
  • "Take A Look" / "What Are You Trying To Do" (Imperial 66137) (#118 pop, 1965)
  • "It's a Man's-Woman's World (parts 1 and 2)" (Imperial 66178) (#119 pop, 1966)
  • "Somewhere Crying" / "Cheater Man" (Chess 2010) (1967)
  • "A Woman Will Do Wrong" / "I Gave You Everything" (Chess 2017)
  • "Good To Me" / "We Got Something Good" (Chess 2036) (#42 R&B, 1968)
  • "Save A Little Bit For Me" / "That's How I Feel About You" (Canyon 21) (1970)
  • "I'd Do It All Over You" / "We Won't Be In Your Way Anymore" (Canyon 31) (1971)
  • "These Four Walls" / "A Woman's Viewpoint" (Roker 502) (1971)
  • "Full Time Woman" / "She's Taking My Part" (Cotillion 41444) (1972)
  • "She'll Never Be Your Wife" / "You're The Dog" (Fungus 15119) (1973)
  • "In Between Tears" (Fungus 15141)
  • "Coming From Behind (parts 1 and 2)" (Fungus 15353) (1974)
  • "Don't Blame Him" / "Breakaway" (Maison de Soul 1012) (1977)
  • "Hip Shakin'" / "Hittin' On Nothin'" (Maison de Soul 1058) (1977)
  • "Safe With Me" / "Zero Willpower" (RCS 1006) (1979)
  • "Take What You Find" / I Can't Help Her" (RCS 1008)
  • "A Woman Left Lonely" / "Dance Me Down Easy" (RCS 1010)
  • "Looking Back" / Don't Stop" (RCS 1013)
  • "Mardi Gras Manbo" / "I Believe Saints Go All The Way" (Sound of New Orleans 10311) (1988)

- Les albums -

  • 1964: Wish Someone Would Care (Imperial)
  • 1966: Take a Look (Imperial)
  • 1973: In Between Tears (Fungus)
  • 1976: New Orleans Jazz & Heritage Festival (Island)
  • 1977: Irma Thomas Live (Island)
  • 1978: Soul Queen of New Orleans (Maison De Soul)
  • 1979: Safe with Me (RCS)
  • 1981: In Between Tears (reissue) (Charly) Fungus
  • 1981: Hip Shakin' Mama (reissue of Island LP) (Charly) Island
  • 1986: The New Rules (Rounder)
  • 1988: The Way I Feel (Rounder)
  • 1991: Live: Simply the Best (Rounder)
  • 1992: True Believer (Rounder)
  • 1993: Walk Around Heaven: New Orleans Gospel Soul (Rounder)
  • 1993: Turn My World Around (Shanachie)
  • 1997: The Story of My Life (Rounder)
  • 1998: Sing It! (Rounder) with Marcia Ball & Tracy Nelson
  • 2000: My Heart's in Memphis: The Songs Of Dan Penn (Rounder)
  • 2006: After the Rain (Rounder)
  • 2008: Simply Grand (Decca/Rounder)

Bonne écoute, et à la semaine prochaine !

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[Le vinyle du Dimanche soir] The Lovin' Spoonful - 1977

28 Septembre 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #rock, #LovinSpoonful, #parlonszic

[Le vinyle du Dimanche soir] The Lovin' Spoonful - 1977

1977 ? Encore une compilation ? Oui, et de ce groupe il y en a eu quelques unes ! Le seul vinyle qui me reste est paru chez Buddah records, mais en consultant leur discographie, on verra que leur catalogue, plutôt mince, a été bien exploité...Un subtil mélange de pop et de rock, teinté de fraicheur folk, caractérise des compositions comme "Daydream" ou "Summer in the city", leur plus grand succès, N°1 aux USA à sa sortie en 1966, qui fera l'objet de reprises (Joe Cocker, par exemple) ou sera utilisé dans quelques films, comme "One trick pony", où l'on suit les aventures de Paul Simon, qui y joue le rôle d'un chanteur folk, avec Lou Reed dans celui d'un producteur manipulateur et forcément véreux.... On y trouve donc la dernière apparition de Lovin' Spoonful dans un show TV reproduit pour le film. On peut aussi y voir Sam & Dave et les B52's

Je vous en livre un extrait, un peu hors-sujet, mais "culte", ci-dessous.

[Le vinyle du Dimanche soir] The Lovin' Spoonful - 1977

Revenons au disque du jour. Le groupe est né en 1965, mais après le départ du guitariste Zal Yanovsky puis celui de John Sebastian en 1968, la séparation est définitive en 1969.. Il se reformera plusieurs fois jusqu'à nos jours, mais toujours sans Sebastian, et sans grand succès non plus. Leurs succès les plus mémorables, on les trouve sur ce Best of remarquablement conservé par la grâce d'une numérisation précoce sur DAT

Il nous reste quelques chansons immortelles que l'on a forcément mémorisées, qui survivent là, quelque part au fond d'un hypothétique cerveau musical collectif...

Il y a un site officiel. Mais semble-t-il pas d'activité depuis 2011

On écoute le disque sur la page connexe.

Une petite vidéo pour la route ? Un magnifique playback TV où l'on admirera sans réserve les fantaisies capillaires en cours à l'époque...Ah ! Les belles bacchantes !

A la semaine prochaine !

[Le vinyle du Dimanche soir] The Lovin' Spoonful - 1977
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[Le vinyle du Dimanche soir] James Brown & Afrika Bambaataa - Unity - 1984

21 Septembre 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #funk, #JamesBrown, #parlonszic

[Le vinyle du Dimanche soir] James Brown & Afrika Bambaataa - Unity - 1984

Si le hip-hop avait un hymne, ce serait cet enregistrement, décliné en six parties, où la pulsation pelvienne de James Brown rencontre les boites à rythmes et les synthés d'Afrika Bambaataa, le tout concocté en 1984 à New York aux Unique Recording Studios par Tom Silverman. Samplée par la suite sur pas moins de 21 productions différentes, cette session utilise elle-même les échantillons de trois morceaux : "The Champ" (The Mohawks 1968), "Give it up or turn it a loose" (James Brown 1969) et "Get up, get into it, get involved" (Id. 1970). L'orchestre de Sugar Hill est recruté pour les parties instrumentales, avec un travail exceptionnel du bassiste Doug Wimbish , du guitariste Passer McDonald , et du batteur Keith LeBlanc (ce trio deviendra plus tard le groupe du producteur Adrian Sherwood Maxwell ). Certes, il ne s'agit pas d'un disque incontournable, mais c'est sans doute un must pour les aficionados du genre. Le vinyle du jour est l'édition française Polydor maxi 45 tours parue sur notre sol la même année.

On l'écoute sans tarder sur la page connexe.

  1. Unity (Part 1: The Third Coming) - 3:20
  2. Unity (Part 2: Because It's Coming) - 3:20
  3. Unity (Part 3: Nuclear Wildstyle) - 3:29
  4. Unity (Part 4: Can You See It) - 6:47
  5. Unity (Part 5: The Light) - 4:15
  6. Unity (Part 6: World War 3) - 2:44

Il semblerait que ce vinyle ne soit pas côté très cher sur le marché des collectionneurs (entre 30 et 15€...)...

A la semaine prochaine !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Les Double Six - 1962

14 Septembre 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #jazz, #parlonszic, #DoubleSix, #Culte

[Le vinyle du Dimanche soir] Les Double Six - 1962

Pour commencer en satisfaisant les exégètes, je précise que le vinyle du jour est un pressage français du label Open référencée 0P15 OMD 518, ré-édition en stéréo de l'album mono Swingin' Singin'! paru chez Philips en 1962, leur second album. Les notes de pochette précisent la chose en ces termes: "Il convient de signaler qu'à sa première sortie en 1962, l'album était en gravure universelle, c'est à dire un mono amélioré.Cette re-gravure, complètement stéréophonique, restitue dans son ampleur l'effet stéréo initialement prévu à la prise de son." Il existe selon discogs 8 versions différentes de cet album, celle que je vous propose aujourd'hui serait donc la neuvième ? Bien que non daté, je pense qu'il s'agit d'une édition de 1982.

On l'écoute sans plus tarder sur la page connexe !

[Le vinyle du Dimanche soir] Les Double Six - 1962

Mimi Perrin, fondatrice de ce groupe incroyable, est malheureusement décédée fin 2010. Comptant jusqu'à 12 membres (Double Six !) le groupe n'a enregistré que 4 disques, entre 1959 et 1964. Mais a conquis d'emblée le public américain, pourtant très habitué à entendre des ensembles vocaux de Jazz de haute volée, Entre Four Freshmen, Andrew Sisters et autres Platters, The Double Six of Paris ont une place de choix et ont contribué à faire de notre petite capitale une sorte de Mecque du Jazz, un refuge pour les pointures afro-américaines qui venaient nombreux y jouer ou y vivre.. Certes, Quincy Jones, venu à Paris pour jouer à l'Alhambra, a eu du flair en parrainant le groupe débutant, mais cette réussite est entièrement due à Mimi Perrin, qui, entourée de vocalistes exceptionnels, a inventé la façon de faire swinguer le français en restituant note pour note la version instrumentale des grands standards de Count Basie ou de Dizzy Gillespie. A noter qu'ils sont les pionniers en France du re-recording, une technique qui a bien sûr aidé à restituer des arrangements vocaux complexes, pusqu'ils abordent ici des morceaux de Lester Young, Charlie Parker, John Coltrane, Gerry Mulligan...La baguette magique d'une fée au prénom doublement musical fait que les sortilèges émanant de ces sillons n'ont rien perdu de leurs charmes fascinants...

Ont fait partie des Double Six :

Annie Vassiliu, Bernard Lubat, Bob Smart, Christiane Legrand, Claude Germain, Claudine Barge, Claudine Meunier, Eddy Louiss, Gaetan Dupenher, Hélène Devos, Jacques Denjean, Jean-Claude Briodin, Jean-Louis Conrozier, Jef Gilson, Louis Aldebert, Mimi Perrin, Monique Aldebert, Robert Smart

A la semaine prochaine !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Bob Dylan - The times they are a'changing - 1964

7 Septembre 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #blues, #rock, #Dylan, #parlonszic, #Culte

[Le vinyle du Dimanche soir] Bob Dylan - The times they are a'changing - 1964

L'album du jour ne faisait pas partie de mes disques de chevet lorsqu'il est sorti. Déjà, j'avais douze ans, et bien qu'éveillé musicalement, je ne prisais guère le genre... Ce qui m'a duré, d'ailleurs, puisqu'il m'aura fallu attendre la cinquantaine pour goûter au talents de cet énigmatique personnage. Cet album est son troisième, celui qui l'a véritablement fait connaitre en Europe. Et outre une voix que je trouvais insupportable, on ne peut que reconnaitre une écriture mature, des thèmes conscients, et une musicalité ancrée dans la tradition du Blues. Certes, c'est vrai (pléonasme - chassons le pléonasme) que les temps ont bien changé. Peut-être bien plus que ce "grand poète visionnaire" , et nous tous, ne le supposions. Mes albums préférés de ce grand Monsieur sont les derniers, sa voix me plait enfin, le ton est plus rock, mais cela ne nous empêchera pas d'écouter le vinyle de cette semaine sur la page connexe.

Je précise qu'il s'agit là du premier pressage anglais sorti début 1964, prêté par un ami cher....Je suis de plus en plus feignant de la plume et du clavier, le sujet est éventé...mais le disque puissant.

A la semaine prochaine !

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