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Bigbonobo

Articles avec #jazzfunk tag

[Le vinyle du Dimanche soir] Azymuth – Crazy Rhythm – 1988

18 Juin 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #bresil, #MPB, #Azymuth, #jazz, #jazzfunk

Ce trio brésilien, formé en 1973 par le claviériste José Roberto Bertrami, le bassiste / guitariste Alex Malheiros et le batteur / percussionniste Ivan Conti, s’est vite fait connaître au delà des frontières de son pays et s’est installé aux USA au début des années 80.

Je les considère un peu comme les inventeurs du sous-genre Chill out …! On trouve d’ailleurs leurs morceaux éparpillés sur bon nombre des compilations qui se sont multipliées pour pallier la crise du disque…le site discogs signale leur participation à pas moins de 197 compils ! Popularisés en France par FIP Radio, ils seront les premiers représentants de la MPB (musica popular brasileira) à être programmés au Festival de Montreux en 1976.

Leur virtuosité, mise au service d’une musique à la grande puissance évocatrice, leur samba doido ("samba folle"), leur a valu le succès: il n'y a évidemment rien de fou à la fusion des rythmiques organiques du Brésil avec l'électro-funk et le jazz !

C’est le décès en 2012 de José Bertrami qui mettra fin aux productions du groupe, après 25 albums, tous magnifiques. On peut se reporter à leur site officiel qui retrace leurs  55 années de carrière, avec quelques vidéos exclusives, en particulier celle de leur concert d'adieux à Paris en avril 2016, ceux qui y étaient s'en souviennent sans doute...

En tous cas voilà un album parfait pour siroter quelque chose de frais en cette fin de journée caniculaire !

Ce disque a été numérisé en 1990 sur Digital Audio Tape dès l’extraction de sa pochette, sur une platine d’exception équipée de la meilleure cellule Shure de l’époque…ce qui explique la qualité de cet enregistrement.

Une pensée pour ma copine Sylvie, coincée dans un hôpital parisien, une autre pour mon cher Christophe, qui est dans le même cas à l’autre bout du pays…

La page connexe est là pour aider à votre évasion.

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[Le vinyle du Dimanche soir] Baby Consuelo– Sem pecado e sem juizo – 1985

9 Avril 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #bresil, #Baby Consuelo, #funk, #jazzfunk

Connue aussi sous le sobriquet de Baby Do Brasil, la prénommée Bernadette écume depuis 1970 la scène MPB, d’abord avec le groupe Novos Baianos, puis en solo dès 1978, avec succès et constance.

S’étant enfuie à 16 ans de chez ses parents pour rejoindre la ville de Salvador de Bahia, elle dort sous les ponts, finit par faire partie d’une troupe de théâtre et par rencontrer son mari, le guitariste Pepeu Moraes. Ils auront 6 enfants. Leur carrière débute vraiment en plein essor de la nouvelle scène brésilienne, influencée par le mouvement hippie. Ils vivent plus ou moins en communauté avec des artistes comme João Gilberto ou Gilberto Gil.

Pepeu et Baby jouent au Festival de Montreux en 1980, puis se séparent à l’orée des années 90. C’est en 1995 qu’elle adopte le nom Baby do Brasil, devient pasteur et se consacre à la foi évangélique. Elle effectue son grand retour en 2012, pour un concert avec Caetano Veloso pour son soixantième anniversaire.

A noter que ses trois filles ont formé un groupe en 1997, SNZ, avec succès, et que c’est un de ses fils qui l’accompagne désormais à la guitare.

Le disque de la semaine s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires, une performance dépassée avec Cancerian en 1981, qui lui a atteint les 1,5 million.

On écoute çà sur la page connexe ?

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[Le vinyle du Dimanche soir] Bigbonobo Combo – Monde de Brutes –2006-2017

1 Janvier 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #jazz, #jazzfunk, #bigbonobo, #curiosités

Fidèles lecteurs, non content de vous souhaiter que ce changement de millésime, si important pour les viticulteurs et les commerçants, vous apporte paix, santé et douceurs, ne voilà t’il pas qu’est venu par la même occasion le temps pour moi de vous faire part d’une décision folle.

Je monte mon label. Non seulement pour promouvoir les différents travaux menés ces dernières années, mais aussi pour tenter de concrétiser l’ensemble d’une synergie de moyens et de compétences avec tous ceux qui font partie de ma famille musicale.

Le vinyle de cette semaine est inédit, du moins commercialement parlant. Et je dois l’avouer, j’en suis totalement responsable. Il me sera donc difficile de le critiquer, et je vous propose de la faire pour moi sur l’espace commentaires. Je ne peux que vous en dire que sa gestation, a duré de 2004 à 2012, grosso modo, et vous dire combien il doit à ceux qui m’ont fait le plaisir de jouer ces morceaux.

A savoir : Mauro Durão, qui joue de tous les instruments à vent imaginables mais ici surtout de divers saxophones; Daniel Cambier, qui assume la plupart des parties de basse ; Nidal Joseph, hélas décédé depuis, mais qui m’a laissé le didgeridoo de « Serial killer from outerspace » ; et enfin Christophe Defays, qui est l’auteur de « Enfin seul ». Tout çà a été enregistré et arrangé dans mon project-studio. « Pour Marie T. » doit beaucoup à Leonard Bernstein, et « Notre vie » à Kenny Garrett, sans parler des voix de Jeanne Moreau, Albert Camus ou Antonin Artaud qui peuplent une musique essentiellemnt instrumentale, d’inspiration plutôt Jazz. Un album jazz, donc, ce qui était assez gonflé de ma part.

Pas tout à fait inédit cependant, puisqu’étant toutes ces années moi-même assez actif au sein de la communauté musicale utilisatrice des licences Creative Commons, la plupart de ces morceaux ont beaucoup voyagé sur le Net et se trouvent même illustrer parfois des vidéos de Call Girls, puisque libres de droits de reproduction…

[Le vinyle du Dimanche soir] Bigbonobo Combo – Monde de Brutes –2006-2017

Mais cet album sortira en édition vinyle limitée, en pressage 180 grammes s’il vous plait, et sera en quelque sorte un objet promotionnel offert à quelques 200 heureux élus…dont vous ferez peut-être partie, qui sait ?

En attendant, vous en avez la primeur, là, maintenant, le son issu du vinyle test sur la page connexe.

Les premières réalisations du label seront :

Paris D.C. « Eldorado » CD et vinyle

Bigbonobo Combo « Le kiwi cuit » CD et vinyle

En discussion avancée : Minanoh « Combattant » / Niak-Niak « La révolte des moutons »

A suivre : Paris DC « Le blues parisien » Cd et vinyle

Et des projets avec quelques noms connus que je ne peux révéler encore….

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[Le vinyle du Dimanche soir] Airto Moreira – Promises of the sun - 1976

4 Septembre 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #bresil, #jazzfunk, #Airto Moreira, #Flora Purim

[Le vinyle du Dimanche soir] Airto Moreira – Promises of the sun - 1976

Airto Moreira est un musicien des plus prolifiques, et des plus précoces. Tout gamin, il truste les premières places des concours de percussions de sa ville natale, et à l’âge de 10 ans anime sa propre émission radiophonique le samedi après-midi, avant de devenir professionnel à treize ans…Il rencontre Flora Purim à Rio en 1965, l’épouse et la rejoint à Los Angeles, puis à New York où elle chante avec Myriam Makeba, à la fin des années 60. La crème des musiciens de jazz le reconnaît alors comme un des leurs, et de fil en aiguille il accompagne Cannonball Adderley, Joe Zawinul, puis Miles Davis, qui l’invite à rejoindre son groupe, où se côtoient Wayne Shorter, Dave Holland, Jack DeJohnette, Chick Corea et JohnMcLaughlin. Il y reste deux ans , le temps de figurer sur les albums Live/Evil, Live at the Fillmore, Bitches Brew, et On the Corner.

Logiquement, il se retrouve dans la première mouture de Weather Report, avec Wayne Shorter, Joe Zawinul, Miroslav Vitous et Alphonse Mouzon, avant d’être avec son épouse Flora du groupe de Chick Corea, Return to forever. Et depuis, on ne compte plus ses collaborations, de Carlos Santana à Gil Evans, en passant par Gato Barbieri, Quincy Jones, The Crusaders, Paul Simon ou Chicago. Ce type est un catalogue à lui seul !
Son influence sur la musique moderne aura donc été des plus déterminantes, et sa réputation était si grande qu’il n’a eu aucune difficulté à faire produire par diverses majors, et ce dès 1970, ses albums les plus aventureux, avec ou sans Flora. Il participera également aux bandes originales de nombreux films à succès, comme L’Exorciste, Dernier tango à Paris, ou encore Apocalypse Now. On le voit ci-dessous avec un de mes groupes préférés, Zuco 103, en 1999.

[Le vinyle du Dimanche soir] Airto Moreira – Promises of the sun - 1976

Promises of the sun paraît en 1976 ; et devrait vous réconcilier avec la musique brésilienne, si en étiez lassé. Certes, il commence par une Batucada des plus traditionnelles qui passe en revue tous les instruments percussifs typiques du genre, mais dérape rapidement vers la fusion latin- jazz-funk , mettant en avant Milton Nascimento pour deux de ses compositions, le morceau–titre et Circo Marimbondo qui ouvre la face B, Flora n’étant créditée que sur la dernière chanson de l’album, Georgiana. Un disque plein de gaieté et de mélodies prégnantes, qui contient quelques perles que je vous invite à découvrir sans plus tarder sur la page connexe.

Boa semana !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Chick Corea - Return to Forever - 1972

12 Juin 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #jazz, #jazzfunk, #Chick Corea, #Flora Purim, #bresil, #Culte, #Stanley Clarke, #Miles Davis, #Weather Report

[Le vinyle du Dimanche soir] Chick Corea - Return to Forever - 1972

Return to Forever est de ces albums qui auront marqué la naissance d’un genre musical, en l’occurrence le Jazz-fusion. .Même si à mon sens c’est à Miles Davis qu’en revient la paternité, puisque ce sont les musiciens qui participaient, comme Chick Corea, à l’enregistrement de son album Bitches Brew, qui en deviendront les principaux acteurs : John Mc Naughlin avec le Mahavishnu Orchestra, Wayne Shorter et Joe Zawinul avec Weather Report, Herbie Hancock et Bernie Maupin avec Headhunters, et enfin Chick Corea qui s’adjoint le -alors jeune- bassiste Stanley Clarke pour enregistrer en Février 1972 ce disque fondateur du genre.

[Le vinyle du Dimanche soir] Chick Corea - Return to Forever - 1972

C’est Manfred Eicher, génial producteur fondateur du label allemand ECM, qui supervise les séances. Cet amoureux perfectionniste du beau son aura là de la matière de choix, puisque chaque morceau est un exemple d’équilibre et de complémentarité parfaite des ingrédients, à savoir le saxophone et la flûte de l’inspiré Joe Farrell, très influencé par John Coltrane, le jeu subtil et intuitif de Stanley Clarke, qui n’a alors que 20 ans, et la voix unique –elle couvre six octaves !!- de Flora Purim, sur les rythmiques de son époux Airto Moreira, qui lui aussi était de l’aventure Bitches Brew. Ami de Zawinul, il sera aussi présent dans Weather Report.

On ne présente plus Chick Corea, dont on peut dire qu’il est au Fender Rhodes ce que Rostropovitch était au violoncelle, mais on peut signaler, pour l’anecdote, son admiration pour Ron Hubbard, qu’il cite régulièrement comme source d’inspiration et aux délires dianétiques duquel il adhère dès 1968….ce qui ne cesse de m’étonner.

Revenons à l’essentiel. Malgré la fidélité adamantine de Clarke, jamais l’entité Return to Forever ne sonnera aussi bien que cette première formation. Les formations suivantes, avec Al DiMeola et Lenny White en particulier, produiront parfois d’interminables pièces indigestes qui me brouilleront définitivement avec le genre.

Ici, les compositions ne cèdent en rien à la facilité, les mélodies sont accrocheuses et l’exécution allie toujours l’émotion à la virtuosité. C’est un de mes albums préférés, parfaitement conservé et numérisé sur DAT (Digital Audio Tape, pour mes jeunes lecteurs) dès 1990, à l’époque où je possédais encore une platine Thorens TD145 Mk2, équipée d’une cellule Shure M75, ce qui explique une restitution absolument parfaite de ce vinyle. Malheureusement le taux de compression Mp3 que j’ai dû utiliser pour vous en permettre l’écoute ne permet pas du tout de se rendre compte de la perfection technique de cet enregistrement, réalisé aux studios A&R de New York par l’ingénieur, mais aussi musicien, Tony May.

Une écoute accompagnée bien sûr de liens salvateurs, sur la page connexe…

A la prochaine !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Steely Dan - Aja - 1977

5 Juin 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Steely Dan, #Culte, #rock, #jazzfunk

[Le vinyle du Dimanche soir] Steely Dan - Aja - 1977

Il fallait bien que j’y vienne enfin, à la perle de ma collection, le splendide « Aja », un album qui frise la perfection et sur lequel le public de l’époque ne s’est d’ailleurs pas trompé. On pourrait croire que 1977 fût l’année punk par excellence, or les ventes réalisées cette année là par Steely Dan dépassent largement celles de Clash ou des Sex Pistols, du moins aux USA.

Le duo perfectionniste et paranoïaque atteint ici le summum d’un pointillisme aux antipodes du Punk. De longs morceaux, parfois hantés par le saxophone de Wayne Shorter, tous inoubliables, dont certains, comme « Josie » et « Deacon Blues » ont été d’énormes tubes en radio, en font un album vraiment à part, aux mélodies sournoises et au rythme louvoyant, envoûtant et intemporel.

[Le vinyle du Dimanche soir] Steely Dan - Aja - 1977

Je vous avais déjà fait part de mon admiration pour ce groupe, et je vous invite à relire les posts consacrés aux albums déjà chroniqués, comme

« Gaucho » ou « Greatest Hits », sans oublier « The New York Rock & Soul Revue »

Mais je rappelle le côté éphémère de ce partage, il faut suivre ! Sans quoi je serai contraint au repost, sur demande expresse bien entendu.

[Le vinyle du Dimanche soir] Steely Dan - Aja - 1977

Je vous propose donc cette semaine de vous plonger dans un album qui sans nul doute mérite de figurer parmi les meilleurs disques pop, mais qui est aussi un exemple de travail studio, avec un son et un mixage parfaits. Je ne peux donc rien dire de plus. Si ce n’est que fort heureusement les compères sont encore vivants et actifs…. !

En écoute sur la page connexe.

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[Le vinyle du Dimanche soir] George Duke - Liberated Fantasies - 1976

29 Mai 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #George Duke, #GeorgeDuke, #jazz, #jazzfunk, #bresil

[Le vinyle du Dimanche soir] George Duke - Liberated Fantasies - 1976

Nous n’en avons pas encore vraiment fini avec George Duke, et je vous propose aujourd’hui un de ses albums, « Liberated Fantasies », paru en 1976 pour honorer la fin de son contrat avec le label allemand MPS. Une circonstance qui malheureusement se ressent à travers une certaine désinvolture dans les compositions, résolument middle of the road. George se laisse aller à la facilité, et les séances d’enregistrement, qui rassemblent la plupart de ses vieux complices de chez Zappa et quelques-unes de ses connections brésiliennes, sont expédiées en deux coups les gros.

George déclarait lui-même sur son site,: « Dans l' ensemble, ce n'est pas un grand disque ! « Il qualifie même certains titres de catastrophiques, en mettant la faute sur la pression exercée par les radios R&B…

[Le vinyle du Dimanche soir] George Duke - Liberated Fantasies - 1976

Pourtant tous les ingrédients nécessaires sont réunis. Airto Moreira et Ruth Underwood, sans oublier Napoleon Murphy Brock, sont venus lui prêter main forte. Mais on oscille entre instrumentaux géniaux et musique d’ascenseur, déclinaisons inutiles et ambiance disco, sans que le funk solide et subtil que l’on trouve enfin dans « Back to where we never left » ne prenne jamais le dessus.

Mais c‘est encore une fois l’occasion pour moi de célébrer la mémoire de cet immense musicien, pianiste avec Cannonball Adderley, fidèle d'entre les fidèles de Frank Zappa, arrangeur et réalisateur des quatre albums essentiels de la carrière de Flora Purim entre 1974 et 1979. complice de Miles Davis pour "Tutu" et "Amandla", et sideman essentiel de Michael Jackson pour "Off the wall" !!!

C'est encore au Festival de Montreux que l'on doit de le retrouver en grande forme en 1999.

Sa discographie sur Wikipedia vous donnera une idée de l’étendue de son héritage musical, mais fait l’impasse sur son travail avec Cannonball Adderley, aussi je vous conseille de lire çà…

D'humeur brésilienne, c'est à dire nonchalante et directe, je vous renvoie illico presto au splendide site de George Duke, où vous trouverez de quoi lire et apprendre sur ce magnifique artiste virtuose, qui aura réussi l'exploit d'être respecté aussi bien chez les musiciens de jazz que chez les amateurs de rock et de funk.

On trouvera ces fantaisies libérées sur la page connexe...

En furetant un peu on pourra revenir sur « Brazilian Love Affair », un excellent album celui-là, déjà chroniqué sur ces pages…

A la semaine prochaine.

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[Le vinyle du Dimanche soir] Elis Regina - Montreux live - 1979

22 Mai 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Elis Regina, #bresil, #jazzfunk, #bossa

[Le vinyle du Dimanche soir] Elis Regina - Montreux live - 1979

Ce Live in Montreux , a été enregistré lors de la performance de la chanteuse au fameux Festival en 1979, où elle était accompagnée d'un groupe dirigé par son mari Cesar Camargo Mariano et avec un invité de marque, Hermeto Pascoal au piano et au chant.

Un concert à la cadence effrénée où s’enchainent sans répit sambas funky et medleys à bout de souffle, avec un répertoire qui va de Joao Bosco à Milton Nascimento en passant par Ivan Lins, avec « Madalena," », un titre qui est depuis devenu un des hymnes de la MPB et de l'ère post-bossa nova.

[Le vinyle du Dimanche soir] Elis Regina - Montreux live - 1979

Alternant murmures à peine perceptibles et tonnerre rythmique de batucada de Carnaval,.balades chargées d’émotion et moments de pure magie musicale avec Hermeto Pascoal dans « Corcovado» de Jobim et « Asa Branca. » de Luis Gonzaga , Elis est au top ce soir là., même si on perçoit quelques faiblesses dans sa voix, dues aux ravages de la toxicomanie qui l’emportera trois petites années après ce concert, âgée d’à peine 36 ans… Privant la musique brésilienne de sa plus grande chanteuse .

Vous trouverez sa discographie complète ici.

J’en veux donc pour preuve cet album en écoute sur la page connexe, et cette vidéo qui nous permet de partager ce moment unique.

Grâces en soient encore une fois rendues à Claude Nobs, le génial inventeur de ce Festival et de l’inestimable trésor audiovisuel que constituent les archives accumulées en 50 ans d’existence.

A la semaine prochaine ?

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[Le vinyle du Dimanche soir] Miles Davis - Star People - 1982

15 Mai 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #jazz, #jazzfunk, #Miles Davis

[Le vinyle du Dimanche soir] Miles Davis - Star People - 1982

Après une semi-retraite, Miles sort en 1982 un album studio avec la crème des musiciens du moment, à savoir :

Gil Evans - arrangements

[Le vinyle du Dimanche soir] Miles Davis - Star People - 1982

Voilà donc un mélange de morceaux rock-funk et bluesy où le guitariste John Scofield est particulièrement mis en valeur. Mais c’est aussi le dernier album où il collabore avec des complices de longue date, Teo Macero et Gil Evans.

Je ne saurais dire si, à l’instar de « We Want Miles " il s’agirait de bandes opportunément publiées par sa maison de disques pour célébrer son retour à la scène, dont il était absent depuis une petite dizaine d’années, ou si les sessions datent vraiment du début des années 80, mais cet album sonne tout de même très seventies. On n’y trouve ni la rage chaotique du « Live at the Fillmore », ni l’inventivité et les prises de risques de « Get up with it ».

A mon sens, Miles ne retrouvera sa fulgurance que lorsqu’il se ré-inventera dans un style jazz-pop, et le concert avec Quincy Jones donné 3 mois avant son décès, au festival de Montreux en 1991, en est un témoignage indubitable. Festival où il se produira quasiment tous les ans à partir de 1984 et dont on fête cette année le cinquantenaire, à la mémoire du regretté Claude Nobs, le visionnaire helvète flamboyant qui en est à l’origine.

En écoute cette semaine sur la page connexe

A la semaine prochaine !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Nu Guinea - Tony Allen Experiments - 2016

10 Avril 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #house, #afrobeat, #Tony Allen, #Fela, #NuGuinea, #jazzfunk

[Le vinyle du Dimanche soir] Nu Guinea - Tony Allen Experiments - 2016

Pour une fois, le vinyle du jour n'est pas une antiquité. De plus en plus, toute sortie d'album s'accompagne d'un pressage à ce format, ce dont je me félicite bien entendu. Nu Guinea, un duo italien de deejays beatmakers installés à Berlin, Massimo Di Lena et Lucio Aquilina, produits par le label parisien Comet Records, nous présente en 2016 une galette intitulée « Tony Allen Experiments ». Soit neuf instrumentaux articulés autour d’échantillons de pistes de batterie enregistrées par le drummer emblématique de l‘Afrobeat lors des multiples séances réalisées pour ses albums produits entre 1999 et 2005 par le label de l’aventureux et avisé producteur Eric Trosset. Ce n’est donc pas un album produit par le célèbre batteur, et c’est peut-être dommage.

[Le vinyle du Dimanche soir] Nu Guinea - Tony Allen Experiments - 2016

Le disque du jour ne saurait appartenir au genre de prédilection de la jeunesse nigériane, ni même parvenir à rendre vraiment hommage à celui qui l’a inspiré. Mais cet album recèle toutefois un certain charme, de par de sourdes influences qui tirent à la fois vers Parliament période P-Funk et vers un dub à la Groove Armada, en passant par la disco italienne et l’Ambient House…bref un joli mélange jazz funk sans réelle inventivité, assez loin des rivages ghanéens et somme toute assez anecdotique, mais parfait pour la bande-son d’un Dimanche soir brumeux, pour peu que le cocktail soit savoureux.

Un disque que l’on écoute en intégrale sur la page connexe. Mais que l’on oubliera vite.

[Le vinyle du Dimanche soir] Nu Guinea - Tony Allen Experiments - 2016

Est-il besoin de rappeler que Tony Allen a accompagné Fela de 1968 à 1980, et que depuis il nous a gratifié du meilleur, de par ses collaborations avec Damon Albarn mais aussi avec des albums comme « No Discrimination » (1980) ou « Film of life » (2014) ? Tony Allen a réalisé comme batteur et directeur artistique plus de trente albums pour Fela, et figure également sur une bonne vingtaine de productions diverses, de Charlotte Gainsbourg à Sebastien Tellier.

On le retrouve ci-dessous en live pour un concert - hommage à...Art Blakey ! Comme on se retrouve...

A la semaine prochaine !

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