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Bigbonobo

Articles avec #funk tag

[Le vinyle du Dimanche soir] Johnny Guitar Watson – Love Jones– 1980

25 Juin 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #funk, #Johnny Guitar Watson, #blues, #JimiHendrix, #FrankZappa

Le dix-neuvième album du guitariste préféré de Frank Zappa est un pur moment de funk moite et sensuel. Je

prends toujours autant de plaisir à me laisser aller à dandiner bêtement en l’écoutant…Son cas a déjà été évoqué sur ces pages, mais je me permettrai de résumer encore son histoire :

Johnny « Guitar » Watson n’a pas 20 ans lorsqu’il fait ses premières armes en participant aux groupes qui accompagnent les tournées de B.B. King, de Sam Cooke, Little Richard et autres Shirelles. Avec Guitar Slim, puis Larry Williams, il écume les clubs californiens puis anglais, et commence à se tailler une réputation de formidable guitariste et de showman accompli. Jimi Hendrix le citera comme une de ses influences majeures…Sly Stone, et Prince lui-même, étaient fans et le considéraient comme un Maître… Jusqu’à notre Johnny national, qui adaptera deux de ses chansons, faisant de « Cuttin’ in » « Excuse moi partenaire » en 1963 et de « Sweet lovin’ Mama » « Pour moi tu es la seule » en 1964. Ses premiers albums solo sortent dès 1962 chez Chess et King Records, mais ne rencontrent qu’un succès d’estime, comme les 5 ou 6 suivants d’ailleurs, et il lui faudra attendre 1975 et sa signature avec le label DJM avec l’album The Gangster is back , puis une tournée européenne explosive pour que sa carrière décolle un tant soit peu. 

 

Toujours en 75, avec une tournée européenne explosive, sa carrière décolle un tant soit peu. La même année, il enregistre avec Zappa One size fits all et le public français l’adopte –sans qu’il y ait corrélation entre ces deux faits !-. Les années 90 verront son déclin commercial...

Une crise cardiaque l’emporte en 1996 lors d’un concert au Blues Cafe de Yokohama…

Ce disque alterne titres punchy ( « Booty Ooty », « Going up in smoke », Telephone bill ») et balades sexy (« Love Jones », « Close encounters ») mais on y trouvera aussi du Gospel ‘ (»Jet plane ») et une tentative ethnique (« Asante Sana »). De quoi se distraire un peu des turpitudes ambiantes en cette fin provisoire de canicule, en écoutant tout çà sur la page connexe.

[Le vinyle du Dimanche soir] Johnny Guitar Watson – Love Jones– 1980
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[Le vinyle du Dimanche soir] Chocolate Milk – We’re all in this together – 1977

4 Juin 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #funk, #AllenToussaint, #Chocolate Milk

Spéciale dédicace à notre fantasque ami Donald avec cette semaine Chocolate Milk, un nom qui exprime la mixité, et un album à la pochette et au titre explicites. Les habitués de ces pages savent que suis fan de ce groupe, originaire de la Nouvelle Orleans, à mes oreilles un des trois groupes de funk les plus affûtés des années 70. Je vous laisse deviner quels sont les deux autres. Ils succèdent aux Meters en tant que backing-band  de Monsieur Allen Toussaint et bien entendu ce dernier est ici à la manœuvre, en tant que producteur mais surtout en signant paroles et musiques de 7 des 10 titres de l’album, et en co-signant les autres.

Je vous invite à vous reporter à mes précédents posts concernant cet immense personnage, dont certaines productions sont à classer au patrimoine de l’humanité, avec, dans le désordre et sans exhaustive, Lee Dorsey, Robert Palmer, Meters, Irma Thomas, Patti Labelle, Dr John…A lire ici.

Sans oublier de vous reporter à l’article concernant le plus gros succès discographique de Chocolate Milk, « Action speaks louder than words ».

Les deux premiers titres de la face A de l’album du jour, « Grand Theft » et « Thinking of you », ont connu un joli succès en vente single et en radio.

Il est bien dommage que ce groupe soit aujourd'hui oublié, mais significatif que leur effondrement artistique, avec deux albums ratés,  puis leur séparation définitive en 1982 soit consécutifs de leur émancipation par rapport à Allen Toussaint, survenue deux ans avant.

Il y eut une heureuse apparition d'une formation composée de quelques membres originels, épaulés par d'autres vieux briscards, pour un Festival en 2008...que je vous propose pour le plaisir.

Ceux qui n'aiment pas le bon vieux funk qui tâche peuvent se reporter à l'article "Chocolate consumption and cardio-metabolic disorders", très instructif, sinon... Allez, hop ! Sur la page connexe !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Prince – Around the world in a day 1985

7 Mai 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Prince, #funk, #Culte

Puisqu’ aujourd’hui nous élisons le nôtre (de petit prince, s’entend, avec un scénario oedipien – elle a tué son père, il a épousé sa mère -…), cette semaine ce sera donc Prince, avec un album qui a marqué son époque et dont on dit que c’est peut-être le meilleur. Et oui, un an déjà.

Réalisé juste après Purple Rain, pendant la tournée de six mois qui a suivi la sortie du disque qui l’a emmené au sommet de la gloire, ce n’en est cependant pas la suite attendue. Au contraire, c’est un album beaucoup moins Pop et beaucoup plus psychédélique, un virage à 180 degrés qui fait la part belle aux guitares, un disque beaucoup plus intime et cérébral. A noter que le disque se termine sur des murmures : « je dois m’en aller maintenant, je ne sais pas quand je reviendrai » nous dit-t-il. Et de fait, Prince annonce à la presse peu de temps après la sortie de ce disque son retrait de la scène. On sait depuis que ce ne fut qu’un mouvement d’humeur…L’année suivante, ce sera la tournée Parade.

Aucun album de Prince ne se vendra autant, avec plus de deux millions de copies dans l’année de sa parution. Et c’est sans aucun doute son enregistrement le plus personnel. Le fils caché de Jimi Hendrix et de James Brown nous y délivre bien entendu des sentences aussi définitives que « l’amour est plus fort que le sexe », c’était plus fort que lui, mais il nous fait le cadeau de morceaux aussi imparables que « Raspberry beret »,  « Tamborine » ou « Pop life ».

On regrettera sans doute les paroles ouvertement droitières de « America », mais l’ensemble reste plaisant, ce qui est à vérifier sur la page connexe, hein ?

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[Le vinyle du Dimanche soir] James Brown– Please, please, please – Wagram 2017

23 Avril 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #James Brown, #funk, #blues

 Service minimum ce Dimanche ; élections obligent. Et comme ce sera forcément un jour de rupture, je romps avec les chanteuses pour vous proposer le plus macho d’entre nous, pauvres mâles, à savoir Jaaaaaaaaaames !!! 

Wagram a eu la bonne idée de ré-éditer quelques enregistrements essentiels au format vinyle ; en pressage 180 grammes s’il vous plait, et les propose à 10 euros ! Une aubaine que l’on ne trouve pas qu’à l’occasion du Disquaire Day, mais qui semble distribuée un peu partout à ce tarif vraiment minimum, une série où on trouvera des pressages de qualité re-mastérisés avec talent de quelques dizaines de galettes indispensables. Je ne suis pas rémunéré pour cette publicité, est-il besoin de le préciser ?

[Le vinyle du Dimanche soir] James Brown– Please, please, please – Wagram 2017[Le vinyle du Dimanche soir] James Brown– Please, please, please – Wagram 2017

En écoute sur la page connexe .

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[Le vinyle du Dimanche soir] Baby Consuelo– Sem pecado e sem juizo – 1985

9 Avril 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #bresil, #Baby Consuelo, #funk, #jazzfunk

Connue aussi sous le sobriquet de Baby Do Brasil, la prénommée Bernadette écume depuis 1970 la scène MPB, d’abord avec le groupe Novos Baianos, puis en solo dès 1978, avec succès et constance.

S’étant enfuie à 16 ans de chez ses parents pour rejoindre la ville de Salvador de Bahia, elle dort sous les ponts, finit par faire partie d’une troupe de théâtre et par rencontrer son mari, le guitariste Pepeu Moraes. Ils auront 6 enfants. Leur carrière débute vraiment en plein essor de la nouvelle scène brésilienne, influencée par le mouvement hippie. Ils vivent plus ou moins en communauté avec des artistes comme João Gilberto ou Gilberto Gil.

Pepeu et Baby jouent au Festival de Montreux en 1980, puis se séparent à l’orée des années 90. C’est en 1995 qu’elle adopte le nom Baby do Brasil, devient pasteur et se consacre à la foi évangélique. Elle effectue son grand retour en 2012, pour un concert avec Caetano Veloso pour son soixantième anniversaire.

A noter que ses trois filles ont formé un groupe en 1997, SNZ, avec succès, et que c’est un de ses fils qui l’accompagne désormais à la guitare.

Le disque de la semaine s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires, une performance dépassée avec Cancerian en 1981, qui lui a atteint les 1,5 million.

On écoute çà sur la page connexe ?

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[Le vinyle du Dimanche soir] Rufus featuring Chaka Kahn– Rags to Rufus – 1974

19 Mars 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #soul, #funk, #Rufus, #Chaka Kahn

Deuxième album du groupe Rufus, mais aussi le premier à y associer en titre le nom de Chaka Kahn, ce disque s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. La voix de la Dame y est certes pour beaucoup, mais le hit qui a propulsé l’album, « Tell me something good » leur a été offert par Stevie Wonder. Ces gars-là ont eu du pot, sans doute, mais n’en restent pas moins un des groupes les plus talentueux de l’époque.

Après quelques bonnes ventes de singles sous le nom de The American Breed, leur chanteuse Paulette McWilliams les quitte et leur présente sa copine Chaka pour la remplacer. Le groupe signe en 1972 pour ABC Records, et leur premier album, intitulé sobrement Rufus, comporte une reprise du « Maybe your baby » de Stevie Wonder qui rencontre un vif succès en radio. Dès lors, le groupe est sur la pente ascendante. L’album de la semaine leur vaut des apparitions dans la plupart des émissions de télévision qui comptent, comme Soul Train, The Midnight Special et le très populaire Bob Hope Show. C’est aussi le début des changements de personnel avec le départ de trois des membres fondateurs, immédiatement remplacés, car la personnalité singulière, la beauté parfaite et le talent très mature de Chaka deviennent très évidemment l’atout principal de la formation, qui désormais prendra le nom de Rufus & Chaka Kahn. Ils produiront cette même année ce qui est à mes oreilles leur meilleur album, Rufusized.

 La Dame abordera très vite une carrière solo, sans abandonner Rufus pour autant, lui apportant l’ excentricité et la sensualité qui rendront leurs productions populaires jusqu’à ce que des tensions naissent lors de la réalisation de l’album Camouflage (1981).

L’album Masterjam (1979) avait fait l’objet d’une chronique, je vous suggère de vous y reporter pour y trouver un résumé de la carrière extraordinaire de cette grande chanteuse. Voyez comme elle assure à plus de 60 piges !!

Sans pour autant oublier d’écouter ce Rags to Rufus sur la page connexe !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Isaac Hayes -To Be Continued - 1970

12 Février 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Isaac Hayes, #funk, #soul

Place ce soir au romantisme – la St Galantin approchant – avec le bien-nommé To be Continued qui fait effectivement suite aux albums Hot buttered soul et The Isaac Hayes movement, en exploitant la même veine, certains pouvant même considérer qu’à force d’aller puiser au même puit, notre ami Ike - son surnom à la scène – finirait par nous épuiser. Les histoires d’amour malheureuses, çà va un moment. Mais les amoureux du Philly Sound et de Barry White y trouveront leur compte. Et la bande originale de Shaft  nous collera à tous une bonne baffe l’année suivante, en nous prouvant de façon définitive que son propos pouvait être plus lourd de sens. 

Musicalement on y trouvera moins de chœurs féminins que dans les albums précédents et plus de guitare wah wah. Sur le plan thématique, après une intro relativement courte (4 minutes) et parlée ("Ike's Rap 1") une intro que je vous incite d’ailleurs à passer, l'album est assez dramatique, relativement funky, mais sensuel et charmant à souhait. 

Pour l’anecdote, Ike y camoufle une reprise d’un titre de Ruby and the Romantics et nous y inflige une version mémorable de "You've Lost That Lovin 'Feeling"qui approche les quinze minutes. En prêtant un peu d’attention, on pourra reconnaître un certain nombre de micro-parties qui ont été abondamment échantillonnées et utilisées dans de nombreux titres hiphop,  et on reconnaitra sans peine l’influence que le Moïse noir a exercé sur des artistes comme Tricky ou Portishead un peu plus tard.

Tout çà à vérifier illico sur la page connexe, comme il se doit.

[Le vinyle du Dimanche soir] Isaac Hayes -To Be Continued - 1970
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[Le vinyle du Dimanche soir] Yello - Baby - 1991

5 Février 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Yello, #funk

Nos deux Helvètes de la semaine avaient défrayé la chronique au début des années 80 avec. Solid Pleasure et Claro que si , leurs deux premiers albums, et un peu plus tard avec en 1983 le plus accessible You gotta say yes to another excess . Malgré le côté aventureux et inhabituel de leurs productions, ces albums leur ont valu succès critique et accès à MTV, avec en prime quelques titres utilisés sur des B.O. ou des publicités. La musique de Dieter Meier et Boris Blank est certes expérimentale, mais ne reste cependant jamais bien loin des pistes de danse. Outre l’utilisation forcenée des échantillonneurs et autres machines à son, ils produisent leurs vidéos  et en 1985, l’album de tendance  plus pop Stella leur vaut un succès international avec le tubesque et abracadabrantesque  « Oh Yeah ».

En 1988, Yello - qui entre parenthèses est un groupe toujours très actif -connait son plus grand succès commercial avec l’album Flag.

Baby lui succède en 1991. Et c’est le seul vinyle – en parfait état ! - que je possède de ce groupe, un disque que je regrette de ne pas avoir sorti plus tôt du placard. Et, disons, une semi-réussite. Avec Flag, ils avaient commence à intégrer force rythmes latins à leurs bidouillages électroniques, ce qu’on retrouve ici mais avec un peu moins de brio et un poil trop d’emphase. On y trouvera cependant quelques morceaux puissants comme "Jungle Bill" ou "Who's Gone" , qui conservent ce qui nous avait tant plu chez eux et dont les paroles confirment leur sens de l'humour…très suisse. « Dream Club » est très cinématographique, « On the run « totalement freestyle, mais mon morceau préféré reste « Drive / Driven », une succession de jeux de mots sur une musique superbement orchestrée et chargée d’émotions.

A vous de juger sur la page connexe….

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[Le vinyle du Dimanche soir] James Brown –B.O. Black Caesar - 1973

22 Janvier 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #funk, #BO, #James Brown

L’émergence du cinéma afro-américain, connue sous le terme Blaxploitation, a sans doute motivé James Brown et Fred Wesley à commettre deux bandes originales en 1973, celle du remake du Little Caesar de Melvin LeRoy (1931) et celle de Slaughter’s big rip off, deux films sans grand intérêt d’ailleurs, en particulier celui qui a inspiré le vinyle du jour, si on le compare à la version originale dont les rôles principaux étaient dévolus à Douglas Fairbanks et au génial Edward G. Robinson qui y incarnait le roi de la pègre. Le réalisateur, le blanc ( mais pas WASP) Larry Cohen, a voulu exploiter à la fois la veine sociale et raciale et la mode des films de gangsters, en réponse au Parrain et à French Connection, mais le résultat manque de mordant et d’originalité. Si le cycle oppression – violence – mort y est assez bien relaté, la discrimination raciale y demeure une barrière jamais franchie : les noirs n’y forniquent qu’entre eux… Mais je ne vais pas me lancer dans la critique cinématographique, un domaine qui me reste assez étranger. Vous pouvez vous faire votre propre opinion en regardant ci-dessous le film incriminé….

Je ne vous passe pas que de bons disques ! Celui-ci est en excellent état, n’ayant que peu tourné sur la platine…Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ici la musique ne souligne pas franchement la narration. Et qu’on n’y trouve que peu de bons titres, James étant franchement plus doué pour les riffs saignants et le groove de fond que pour l’écriture de bons textes. Seuls “Dirty Harri”, « The Boss” et “Mama Feelgood” –chantée par Lyn Collins – et peut-être « Mama’s dead » relèvent le niveau d’une représentation somme toute assez approximative du « vrai son du ghetto ». Le morceau qui clôt l’affaire, « Like it is like it was » est un blues classique bien sympathique, mais qui finit en queue de poisson, nous laissant au bout du compte l’impression d’un album inachevé, totalisant moins de 37 minutes.

Aurait sans doute pu (dû ?) mieux faire. A vérifier sur la page connexe !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Robert Palmer – Some people can do…1976

8 Janvier 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #RobertPalmer, #funk, #rock, #Curiosités, #LittleFeat

Voici l'un des albums les plus sous-estimés de Robert Palmer. Un album négligé, notre chanteur de charme préféré étant surtout connu pour ses succès des années 80, « Pride » et « Heavy Nova »  On y retrouve pourtant ses amis de Little Feat, Paul Barrere, et Bill Payne, ainsi que le dernier des grands batteurs, Jeff Porcaro, accompagné du brillant bassiste Chuck Rainey.  Ce troisième album de Robert Palmer est certes un disque de Blue-eyed Soul , mais convenablement mâtiné de rock et de reggae, qui a parfaitement sa place à la suite de « Sneakin ' Sally Through the Alley » et « Pressure Drop », déjà chroniqués dans ces pages.

Cette fois, Palmer laisse tomber les orchestrations qui avaient embourbé certains morceaux de Pressure Drop pour un son plus décapé mais néanmoins élégant, apte à créer une ambiance chaleureusement romantique…La pochette, où notre ami pique…nique…en compagnie de la playmate du mois d’avril 1976, Denise Michele, est sans doute la conséquence d’un plan marketing soigneusement pensé, mais le contenu est de première bourre, si j’ose dire. La face A débute avec "One Last Look", une chanson aux arrangements luxuriants, et avec "Keep in Touch", une chanson romantique qui met en valeur la voix de Palmer avec sa  mélodie doucement jazzy mais complexe... «Man Smart, Woman Smarter» mélange pop et reggae avec bonheur…. « Spanish Moon » est une magnifique chanson de Lowell George, reprise ici avec classe…Et cette face se termine par un morceau plus convenu, moins catchy malgré des chœurs énergiques.

La face B me laisse une impression plus mitigée. Des morceaux funky comme «What Can You Bring Me» et «Hard Head» évoquent avec succès une atmosphère torride, mais ne prennent jamais une direction mélodique intéressante. Un morceau carrément problématique est "Off the Bone", un instrumental qui ne sert à rien d'autre qu‘à remplir deux minutes, à une époque où on pouvait se permettre de faire des albums d’un peu plus d’une demi-heure…Et le dernier morceau qui donne son titre au disque nous propose une mélodie particulièrement pauvre camouflée par une production ultra-foisonnante. Malgré ces restrictions, cet album nous laisse assez de moments mémorables et calorifères pour un dimanche soir de Janvier, une opinion à vérifier bien entendu sur la page connexe.

P.S : l’absence de commentaires sur le vinyle de la semaine dernière me laisse perplexe.

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