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Bigbonobo

Articles avec #flora purim tag

[Le vinyle du Dimanche soir] Airto Moreira– Fingers– 1973

30 Avril 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #bresil, #jazz, #Flora Purim, #Airto Moreira

Grâce à la notoriété qui le précède depuis ses collaborations avec Miles Davis ou Herbie Hancock, Airto enregistre sous son nom un, voire deux disques par an à partir de 1971, en particulier un chef d’œuvre que je ne possède pas mais que je vous recommande chaudement : « Natural feelings ». Entre autres perles, je vous propose ces « Fingers », un album qui réunit, outre Flora Purim, un quintette de musiciens brésiliens et américains relativement peu connus. Les compositions fusionnent résolument rythmes brésiliens et jazz-rock, avec virtuosité et fantaisie. Une époque où l’on expérimentait volontiers toutes sortes de choses excusera sans doute quelques vocalises superflues ("Wind chant", je ne nommerai personne), voire quelques fautes de goût (le très mainstream "San Fransisco River"), mais dans son ensemble cet album vous fera passer un agréable moment, sans être pour autant indispensable. Il a pourtant pas mal tourné sur ma platine, en témoigne son état…passable !

Airto, précurseur de la World Music, a passé l’ensemble de sa carrière à musicalement tout tenter, avec succès et bonheur, de Grateful Dead à Paul Simon et de Smashin’ Pumpkins à Depeche Mode en passant par Dizzy Gillespie. Et il ne s’arrêtera pas de si tôt !

Quoi de mieux pour conclure que de le laisser parler :

Me and Flora, and I can speak for her, have learned a lot together, We have learned to suffer quietly, to hold on to each other during the down times, then we say, ‘Let’s do it again.’ It’s been a beautiful roller coaster.”

Ecoutons donc ces Doigts d’or sur la page connexe

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[Le vinyle du Dimanche soir] Flora Purim– Stories to tell – 1974

16 Avril 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #bresil, #Flora Purim, #Airto Moreira, #jazz

Voilà de nouveau cette semaine une chronique féminisante avec la reine du jazz brésilien, et en filigrane le couple le plus solide et le plus fusionnel de la musique, c’est à dire la chanteuse aux six octaves Flora Purim et l’homme aux mille percussions, son époux Airto Moreira.

Après des débuts tapageurs avec Hermeto Pascoal, ils prennent  tous les deux la décision de s’installer aux USA dès la fin des années soixante, et leurs nombreuses collaborations avec les maîtres de la scène jazz, tels Stan Getz, Dizzy Gillespie , puis Chick Corea, ainsi que leur évident talent, bien entendu, leur ont permis de participer à des enregistrements qui les ont fait connaître du monde entier. Je ne vais pas retracer ici leurs carrières respectives, d’autant qu’elles ne sont pas terminées, mais je vous en ai déjà dit l'essentiel et vous pouvez vous reporter aux chroniques passées de plusieurs de leurs productions, dans ces pages, ici ou là. Et là aussi

Car non seulement je leur voue une grande admiration, mais une de mes grandes ambitions est de travailler avec elle un jour…( ambition qui pourrait se concrétiser, si j’en juge – je suis optimiste de nature – par une première prise de contact !! )

Il rêve, le gars…Il a un bon avocat ?  

A noter que Flora raconte très bien elle-même les moments essentiels de sa vie sur son site officiel. Les disques que George Duke a réalisés pour elle restent mes préférés, mais c’est une opinion personnelle qui est facile à contredire, tant ses 26 albums solo et ses 13 albums avec Airto peuvent enchanter le plus difficile des mélomanes. Nous parlons de celle qui porte le surnom de « Reine du Jazz brésilien », un titre qui n’est pas usurpé !

Le disque du jour a été réalisé avec Airto, bien sûr, accompagné d’obscurs musiciens nommés Miroslav Vitous, George Duke, Ron Carter, Raul de Souza, Earl Klugh, Oscar Neves, Carlos Santana, entre autres, bref une bande de métèques tout juste bons à faire de l’excellente musique…

Une affirmation à vérifier sur la page connexe .

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[Le vinyle du Dimanche soir] Airto Moreira – Promises of the sun - 1976

4 Septembre 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #bresil, #jazzfunk, #Airto Moreira, #Flora Purim

[Le vinyle du Dimanche soir] Airto Moreira – Promises of the sun - 1976

Airto Moreira est un musicien des plus prolifiques, et des plus précoces. Tout gamin, il truste les premières places des concours de percussions de sa ville natale, et à l’âge de 10 ans anime sa propre émission radiophonique le samedi après-midi, avant de devenir professionnel à treize ans…Il rencontre Flora Purim à Rio en 1965, l’épouse et la rejoint à Los Angeles, puis à New York où elle chante avec Myriam Makeba, à la fin des années 60. La crème des musiciens de jazz le reconnaît alors comme un des leurs, et de fil en aiguille il accompagne Cannonball Adderley, Joe Zawinul, puis Miles Davis, qui l’invite à rejoindre son groupe, où se côtoient Wayne Shorter, Dave Holland, Jack DeJohnette, Chick Corea et JohnMcLaughlin. Il y reste deux ans , le temps de figurer sur les albums Live/Evil, Live at the Fillmore, Bitches Brew, et On the Corner.

Logiquement, il se retrouve dans la première mouture de Weather Report, avec Wayne Shorter, Joe Zawinul, Miroslav Vitous et Alphonse Mouzon, avant d’être avec son épouse Flora du groupe de Chick Corea, Return to forever. Et depuis, on ne compte plus ses collaborations, de Carlos Santana à Gil Evans, en passant par Gato Barbieri, Quincy Jones, The Crusaders, Paul Simon ou Chicago. Ce type est un catalogue à lui seul !
Son influence sur la musique moderne aura donc été des plus déterminantes, et sa réputation était si grande qu’il n’a eu aucune difficulté à faire produire par diverses majors, et ce dès 1970, ses albums les plus aventureux, avec ou sans Flora. Il participera également aux bandes originales de nombreux films à succès, comme L’Exorciste, Dernier tango à Paris, ou encore Apocalypse Now. On le voit ci-dessous avec un de mes groupes préférés, Zuco 103, en 1999.

[Le vinyle du Dimanche soir] Airto Moreira – Promises of the sun - 1976

Promises of the sun paraît en 1976 ; et devrait vous réconcilier avec la musique brésilienne, si en étiez lassé. Certes, il commence par une Batucada des plus traditionnelles qui passe en revue tous les instruments percussifs typiques du genre, mais dérape rapidement vers la fusion latin- jazz-funk , mettant en avant Milton Nascimento pour deux de ses compositions, le morceau–titre et Circo Marimbondo qui ouvre la face B, Flora n’étant créditée que sur la dernière chanson de l’album, Georgiana. Un disque plein de gaieté et de mélodies prégnantes, qui contient quelques perles que je vous invite à découvrir sans plus tarder sur la page connexe.

Boa semana !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Chick Corea - Return to Forever - 1972

12 Juin 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #jazz, #jazzfunk, #Chick Corea, #Flora Purim, #bresil, #Culte, #Stanley Clarke, #Miles Davis, #Weather Report

[Le vinyle du Dimanche soir] Chick Corea - Return to Forever - 1972

Return to Forever est de ces albums qui auront marqué la naissance d’un genre musical, en l’occurrence le Jazz-fusion. .Même si à mon sens c’est à Miles Davis qu’en revient la paternité, puisque ce sont les musiciens qui participaient, comme Chick Corea, à l’enregistrement de son album Bitches Brew, qui en deviendront les principaux acteurs : John Mc Naughlin avec le Mahavishnu Orchestra, Wayne Shorter et Joe Zawinul avec Weather Report, Herbie Hancock et Bernie Maupin avec Headhunters, et enfin Chick Corea qui s’adjoint le -alors jeune- bassiste Stanley Clarke pour enregistrer en Février 1972 ce disque fondateur du genre.

[Le vinyle du Dimanche soir] Chick Corea - Return to Forever - 1972

C’est Manfred Eicher, génial producteur fondateur du label allemand ECM, qui supervise les séances. Cet amoureux perfectionniste du beau son aura là de la matière de choix, puisque chaque morceau est un exemple d’équilibre et de complémentarité parfaite des ingrédients, à savoir le saxophone et la flûte de l’inspiré Joe Farrell, très influencé par John Coltrane, le jeu subtil et intuitif de Stanley Clarke, qui n’a alors que 20 ans, et la voix unique –elle couvre six octaves !!- de Flora Purim, sur les rythmiques de son époux Airto Moreira, qui lui aussi était de l’aventure Bitches Brew. Ami de Zawinul, il sera aussi présent dans Weather Report.

On ne présente plus Chick Corea, dont on peut dire qu’il est au Fender Rhodes ce que Rostropovitch était au violoncelle, mais on peut signaler, pour l’anecdote, son admiration pour Ron Hubbard, qu’il cite régulièrement comme source d’inspiration et aux délires dianétiques duquel il adhère dès 1968….ce qui ne cesse de m’étonner.

Revenons à l’essentiel. Malgré la fidélité adamantine de Clarke, jamais l’entité Return to Forever ne sonnera aussi bien que cette première formation. Les formations suivantes, avec Al DiMeola et Lenny White en particulier, produiront parfois d’interminables pièces indigestes qui me brouilleront définitivement avec le genre.

Ici, les compositions ne cèdent en rien à la facilité, les mélodies sont accrocheuses et l’exécution allie toujours l’émotion à la virtuosité. C’est un de mes albums préférés, parfaitement conservé et numérisé sur DAT (Digital Audio Tape, pour mes jeunes lecteurs) dès 1990, à l’époque où je possédais encore une platine Thorens TD145 Mk2, équipée d’une cellule Shure M75, ce qui explique une restitution absolument parfaite de ce vinyle. Malheureusement le taux de compression Mp3 que j’ai dû utiliser pour vous en permettre l’écoute ne permet pas du tout de se rendre compte de la perfection technique de cet enregistrement, réalisé aux studios A&R de New York par l’ingénieur, mais aussi musicien, Tony May.

Une écoute accompagnée bien sûr de liens salvateurs, sur la page connexe…

A la prochaine !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Flora Purim - Open your eyes - 1976

7 Juin 2015 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #bresil, #Flora Purim, #George Duke, #jazz, #jazzfunk

[Le vinyle du Dimanche soir] Flora Purim - Open your eyes - 1976

Quel musicien ou quel réalisateur ne rêverait d'avoir le dixième du talent qui animait George Duke ? Il aura commis, en tant que co-compositeur, réalisateur et bien entendu keyboardiste, quatre albums essentiels de la carrière de Flora Purim entre 1974 et 1979. Je n'en possède que deux, le second, "Open your eyes, you can fly" (1976) et le dernier de cette collaboration, le moins jazz-rock et le plus simplement réalisé, "Carry on", qui avait fait l’objet d’un précédent post.

Ils sont l’un comme l’autre assez abimés...

[Le vinyle du Dimanche soir] Flora Purim - Open your eyes - 1976
[Le vinyle du Dimanche soir] Flora Purim - Open your eyes - 1976

Encore une occasion pour moi de célébrer la mémoire de cet immense musicien, fidèle d'entre les fidèles de Frank Zappa (15 albums entre 1970 et 1988), complice de Miles Davis pour "Tutu" et "Amandla", et sideman essentiel de Michael Jackson pour l’album "Off the wall".

Il ne faudrait pas qu’il me fasse oublier l’héroïne du jour.

Flora Purim, la "reine du jazz brésilien", épouse d'Airto Moreira (quelle famille !) collectionne les collaborations les plus prestigieuses : elle est la voix aux six octaves de "Return to forever" avec Chick Corea en 1972, et se frotte avec bonheur à la trompette de Dizzy Gillespie comme à la guitare de Carlos Santana. Mais aussi à Jaco Pastorious et Stan Getz. Vous trouverez sa discographie complète sur Discogs.com . Je sais par Doudou, mon bien-aimé saxophoniste qui a eu et aura encore j'espère le bonheur de l'accompagner, que la Dame, qui a un peu grossi depuis les années 70, participe encore régulièrement à des jams endiablées dans une boîte de Curitiba...

On l’écoute sur la page connexe.

[Le vinyle du Dimanche soir] Flora Purim - Open your eyes - 1976
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[Le vinyle du Dimanche soir] Flora Purim "Carry on" 1979

8 Septembre 2013 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #parlonszic, #bresil, #jazzfunk, #jazz, #George Duke, #Flora Purim

[Le vinyle du Dimanche soir] Flora Purim "Carry on" 1979
Quel musicien ou quel réalisateur ne rêverait d'avoir le dixième du talent qui animait George Duke ? Il aura commis, en tant que co-compositeur, réalisateur et bien entendu keyboardiste, quatre albums essentiels de la carrière de Flora Purim entre 1974 et 1979. Je n'en possède que deux, le second, "Open your eyes, you can fly" (1976) et le dernier de cette collaboration, le moins jazz-rock et le plus simplement réalisé, "Carry on".
Ils sont malheureusement assez empoussiérés...
En écoute cette semaine
[Le vinyle du Dimanche soir] Flora Purim "Carry on" 1979
Encore une occasion pour moi de célébrer la mémoire de cet immense musicien, fidèle d'entre les fidèles de Frank Zappa (15 albums entre 1970 et 1988), complice de Miles Davis pour "Tutu" et "Amandla", et sideman essentiel pour Michael Jackson pour "Off the wall". 
Flora Purim, la "reine du jazz brésilien", épouse d'Airto Moreira (quelle famille !) collectionne les collaborations les plus prestigieuses : elle est la voix aux six octaves de "Return to forever" avec Chick Corea en 1972, ou se frotte avec bonheur à la trompette de Dizzy Gillespie comme à la guitare de Carlos Santana. Je sais par Doudou, mon bien-aimé saxophoniste qui a eu et aura encore j'espère le bonheur de l'accompagner, que la dame, qui a un peu grossi depuis les années 70, participe néanmoins régulièrement à des jams endiablées dans une boîte de Curitiba...
Si je parviens à reprendre un rythme hebdomadaire, à la semaine prochaine.  
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