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Bigbonobo

Articles avec #exotica tag

[Le vinyle du Dimanche soir] Robert Mitchum – Calypso is like so - 1957

31 Juillet 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Calypso, #Culte, #Curiosités, #Robert Mitchum, #Exotica

[Le vinyle du Dimanche soir] Robert Mitchum – Calypso is like so - 1957

Cet album est une bizarrerie exotique, et reste quasiment le seul témoignage discographique du bad boy d’Hollywood, hormis un album en 1967, « That man sings » et un 45 tours très typé country-rock. L’histoire veut que lors du tournage de deux films consécutifs à Trinitad & Tobago, l’ami Robert fréquente au moins autant les bars que les plateaux, et tombe sous le charme des orchestres locaux, dont la musique lascive et les paroles explicites l’enchantent au point que, rentré au pays, il n’a de cesse que de vendre l’idée à Capitol records. Lequel label, après la production de trois premiers titres pour essai, finit par faire venir tout droit des Antilles un steel band pour l’accompagner.

[Le vinyle du Dimanche soir] Robert Mitchum – Calypso is like so - 1957

L’ensemble est une réussite totale, et le disque se vend bien dans une Amérique avide d’exotisme. Mais pas de tropicalisme de pacotille ici, puisque la plupart des morceaux sont des adaptations de chansons traditionnelles édulcorées de leurs paroles les plus osées. Il contient la plus célèbre des chansons du style, "Mathilda", que Harry Belafonte avait aussi interprétée. Et ce disque reste la bande-son idéale pour emballer une fille…N'oublions pas que nous avons affaire à un spécialiste de cet exercice à hauts risques, doté d'une éducation et d'une curiosité musicales sans failles. Et en bon acteur, Robert adopte l’accent antillais, les chansons sont joyeuses et drôles, et de l’ensemble jaillit une atmosphère jubilatoire qui ne peut qu’enchanter ce dimanche soir, premier jour de vacances des aoûtiens, et donc à faire jouer fort ce soir sur la page connexe…

Les anglophones pourront réviser leurs connaissances sur ce grand monsieur, qui nous a quittés en 1997, avec la video ci-dessous. A Dimanche prochain.

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[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter – Music out of the moon - 1947

19 Juin 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Les Baxter, #jazz, #Exotica, #Culte, #Curiosités

[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter – Music out of the moon - 1947

J’ai une inclination coupable pour la musique de Les Baxter, que d’aucuns osent qualifier de médiocre, alors qu’à mon sens c’est un artiste majeur, un défricheur qui a su se trouver en adéquation avec son époque, en offrant au public l’évasion dont on avait grand besoin aux lendemains de la seconde guerre mondiale. J’en veux pour preuve le succès mondial rencontré avec « Ritual of the Savage ». Vous pouvez relire aussi si besoin un article relatif à un autre de ses albums, « Carribean Moonlight »

Celui-ci est initialement paru en 1947 sous forme de coffret renfermant trois 78 tours 10 pouces avec un morceau par face. C’est ici la ré-édition 33 tours 10 pouces mono parue en 1950 que je vous propose, numérisée sur DAT dans de très bonnes conditions. J’avoue m’être procuré depuis l’intégrale sur CD…On est fan ou pas.

[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter – Music out of the moon - 1947

L’inventeur du Lounge Jazz et de l’Exotica est ici l’arrangeur de morceaux composés par Harry Revel (1905-1958) qu’il ré-interprète avec le Docteur Sam Hoffman, performer de Theremin , un instrument aux sonorités étranges déjà popularisé par le docteur pour des musiques de films tels que Lost Weekend (1945) ou The Day the Earth Stood Still (1951). A noter qu’on retrouvera S.Hoffman sur le premier album de Captain Beefheart and his Magic Band , "Safe as Milk" en 1967, année de son décès..

[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter – Music out of the moon - 1947

On pourrait craindre une partition articulée autour du Theremin, or Les Baxter l’utilise heureusement avec parcimonie en faisant la part belle à des harmonies vocales très hollywoodiennes. Sa carrière de compositeur n’a pas encore vraiment commencé, mais en tant qu’arrangeur il démontre ici qu’on peut lui donner n’importe quoi, il y apporte son talent unique et fait tout briller en technicolor (registerd trade-mark). Harpe, vibraphone, piano, cuivres et cordes, voix sans paroles encadrent strictement les excentricités bourdonnantes ou éthérées du Theremin, dont l’abus pourrait crisper... L’ensemble est romantique à souhait, impitoyablement teinté de rose, souvent passionnant et toujours joyeusement excitant. Même aujourd'hui, cet album reste une véritable capsule temporelle, qui nous transporte à la fois vers la fin des années 40 et vers un futur plus optimiste. Les Baxter aurait-il aussi inventé la musique « New-Age « ??

Pour l’anecdote, cet album était sur la mixtape - sur cassette (K7 !!) - emportée par Neil Armstrong sur le fameux vol Apollo 11, et il se l’est passé lors du retour, comme en témoigne le document ci-dessous ....

Vous pouvez en faire autant sur la page connexe

A la prochaine.

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[Le vinyle du Dimanche soir] Ritual of the savage - Les Baxter 1951

4 Octobre 2015 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Exotica, #Les Baxter

[Le vinyle du Dimanche soir] Ritual of the savage - Les Baxter 1951

Je vous le dis, les beaux jours sont vraiment derrière nous , mais nous pourrons cette semaine nous croire encore sous les tropiques avec ce disque doté d’une magnifique pochette aux couleurs électriques, où en arrière-plan de totems tribaux grimaçants, un couple lascif flirte sous un fantasmagorique clair de lune.

« Ritual of the savage », eut un succès phénoménal en 1951-1952.

Le titre « Quiet village » qui ouvre la face B est devenu la musique du générique de l’émission de Fréderic Rossif sur la vieille ORTF, « La vie des Animaux », et c’est depuis un classique qui a été repris maintes fois. Lalo Schifrin lui-même en a sorti deux versions différentes sur deux albums dans les années 70.

[Le vinyle du Dimanche soir] Ritual of the savage - Les Baxter 1951

Après ce disque, ses albums-concept, une formule dont il est le précurseur, se vendent dans le monde entier. On peut citer « Ports of Pleasure », « Jewels of the sea » ou « Skins bongo party » parmi les plus populaires de la bonne cinquantaine de disques qu’il aura produits en 20 ans.

Son talent d’arrangeur faisait déjà merveille chez Capitol, avec des succès comme « Mona Lisa » pour Frank Sinatra ou « Nature boy » pour Nat King Cole. Mais sa curiosité pour les instruments les plus divers, comme le Thérémin ou les premiers synthétiseurs, et une aptitude sans pareille à emmener ses auditeurs en voyage l’ont rapidement entrainé vers la musique de films, puis à travailler pour la télévision.

On lui doit ainsi une curiosité, un disque enregistré en 1966 pour démontrer les possibilités du synthétiseur Moog, « Moog Rock », ainsi que pléthore de bandes son pour des films de série B ou Z, de science fiction et d’horreur, comme « Wild In The Streets » ou « Bora Bora «

Vous ne trouvez pas çà très rock ‘n roll ? Laissez-vous donc emmener dans la moiteur sauvage d’une hypothétique jungle, car l’hiver approche. En écoute intégrale cette semaine surla page connexe.

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[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956

19 Avril 2015 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #jazz, #Easy listening, #Exotica

[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956

J’ai une perle à vous proposer cette semaine. Un des trois albums 33 tours microsillons mono de Les Baxter en ma possession, pressages US originaux parus chez Capitol dans les années 50. Et plus exactement celui intitulé «Carribean Moonlight», référencé T 733 et datant de 1956. Je vous sens perplexes. Mais si je vous suggère de vous remémorer la musique du générique de l’émission de Fréderic Rossif sur la vieille ORTF, « La vie des Animaux », il est probable que çà vous dira quelque chose. La version originale du morceau utilisé par ce générique, « Quiet Village », de l’album « Ritual of the Savage » est parue en France en 1952. C’est devenu un classique qui a été repris maintes fois depuis. Lalo Schifrin lui-même en a sorti deux versions différentes sur deux albums dans les années 70. Et il est tout aussi probable que vous avez entendu et mémorisé plusieurs des productions de cet éclectique et prolifique compositeur, dans des films, des publicités, ou encore dans des compilations genre Chill-out, Exotica, Easy listening et autres dénominations d’un genre dont il est en fait l’indiscutable inventeur.

[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956

Les Baxter commence sa carrière musicale après guerre en tant que chanteur dans le groupe The Mel-Tones, puis en tant que pianiste accompagne et orchestre les productions de Nat King Cole. Comme compositeur, il connaît lui-même le succès avec les titres « Ruby » en 1953 et « Unchained melody » en 1955, et ses albums-concept, encore une formule dont il est le précurseur, se vendent dans le monde entier. On peut citer « Ports of Pleasure », « Jewels of the sea » ou « Skins bongo party » parmi les plus populaires de la bonne cinquantaine de disques qu’il aura produits en 20 ans.

[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956
[Le vinyle du Dimanche soir] Les Baxter - Carribean Moonlight - 1956

Capable de mélanger percussions africaines, chœurs hollywoodiens, rythmes cubains et orchestres symphoniques dans des productions thématiques à grand spectacle, il faut aussi reconnaître qu’il puisait sans vergogne dans le patrimoine musical sud-américain et africain, tout en s’inspirant des orchestrations de Leonard Bernstein. A signaler qu’on lui doit aussi une curiosité, un disque enregistré en 1966 pour démontrer les possibilités du synthétiseur Moog, « Moog Rock », ainsi que pléthore de bandes son pour des films de série B ou Z, de science fiction et d’horreur, comme « Wild In The Streets » ou « Bora Bora «

Lors de sa mort en 1996, le journaliste David Toop du magazine Wired lui a rendu hommage en ces termes :
"Baxter offrait de véritables voyages organisés sonores, vendant des billets à des touristes sédentaires qui cherchaient à explorer des émotions tabou avant de prendre leur dîner, comme assister à une cérémonie païenne, se faire bronzer au soleil ou convier un démon dans leur salon, le tout sans quitter le nid douillet de leurs banlieues aisées blanches".

Source : Wikipedia

Voilà qui me paraît parfait pour un Dimanche soir. On écoute çà sur la page connexe !

A la semaine prochaine.

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