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Bigbonobo

Articles avec #culte tag

[Le vinyle du Dimanche soir] Chuck Berry – Mr Rock’n Roll – 1981

2 Juillet 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Culte, #rock, #Chuck Berry

 

C’est d’une compilation sur vinyle 180 grammes pressée dans une usine tchèque et éditée en France qu’il s’agit aujourd’hui.

Un disque qui regroupe des titres immortels, que vous connaissez tous, indispensables à toute discothèque.

Rien de tel qu’un bon vieux Chuck, paix à son âme, pour vous annoncer la fin de ce rendez-vous hebdomadaire, après plus de 200 disques présentés et commentés.

J’avoue que cette rubrique dominicale me prenait pas mal de temps, un temps que je veux consacrer désormais à de nouvelles activités, encore plus prenantes, vous vous en doutez.

Mais, rassurez-vous, un bon vieux disque des familles viendra ponctuer chaque mois, « Le vinyle du mois », sous une forme plus condensée mais sans page connexe…En effet, sur cette dernière  vous trouverez dès la semaine prochaine quelques unes de mes chroniques pour Radio Kaos Caribou en écoute, ainsi que les liens pour télécharger l’intégralité d’icelles, soit 77 podcasts de 5 minutes chacun environ…Pour ceux qui supporteront ma voix grave et éraillée bégayant mes avis plus ou moins pertinents. J'éxagère à peine, avis aux amateurs… !

Mais surtout, une nouvelle rubrique viendra augmenter ce blog : elle sera consacrée à la toute récente création de mon label discographique, Chic Parisien. Enregistrements, interviews, reportages et découvertes sont au programme, un programme difficile à tenir sans votre soutien, vous en conviendrez. 

J’en profite pour vous faire part de l’opportunité de télécharger gratuitement 6 titres et une vidéo, extraits de l’album de Paris DC « Eldorado » , en vous connectant et en laissant votre adresse courriel sur le site du label…Il s’agit de notre première parution, dont la qualité et la fantaisie pourraient bien vous surprendre agréablement…

La seconde publication du label sera le mini-album d’ Eric Ter, dont le retour devrait ravir plus d’un amateur de blues-rock, une publication qui precèdera la sortie d’un album 33 tours vinyle, prévu pour la fin de l’année !! Je vous invite à faire partie de nos premiers visiteurs, vous serez chouchoutés ! L'ouverture de la boutique en ligne est programmée pour le 15 juillet, en attendant venez nous découvrir !

En attendant, du Wokenwoll comme peut-être on en fait encore,

sur la page connexe.

Vous pouvez bien entendu vous procurer le dernier disque de Mr Berry, en vinyle,  le posthume « Chuck »,  à 25€,  sur Amazon….et ailleurs. Cela n’enrichira pas forcément qui de droit.

Je ne vous dis pas à la semaine prochaine.

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[Le vinyle du Dimanche soir] Serge Gainsbourg & Jane Birkin – Je t’aime (beautiful love) – 1969

21 Mai 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Culte, #Serge Gainsbourg, #Jane Birkin, #frenchrock

La chanson qui l’a fait connaitre dans le monde entier, qui lui a valu la colère de Sa Sainteté et le bannissement des ondes de la BBC a bien failli ne jamais voir le jour. Ecrite en 1967 pour Brigitte Bardot, puis maquettée en recyclant une partie de la bande-son d’un film obscur, « Les cœurs verts », devenu culte depuis, ne voilà-t-il pas que son égérie de l’époque se marie avec Gunther Sachs et lui refuse cette ultime collaboration. Désespéré, il demande à Marianne Faithfull de la chanter avec lui, puis à Mireille Darc et à d’autres qui toutes refusent. Fort heureusement, sa rencontre avec Jane Birkin sur le plateau du tournage de « Slogan », en 1969, lui permettra de réaliser son ambition. Et la voix juvénile de Jane, sa fragilité et son délicieux accent feront le reste, pour en vendre quatre millions d’exemplaires et provoquer un petit Baby-boom en 1970…

Gainsbourg est un type compliqué, mais sauvagement intelligent. Son analyse instinctive de la musique pop, de ce qui fonctionnait et de ce qui ferait sensation, en plus de l’expérience acquise dans son exploration du jazz, de la musique africaine et de l’art-rock britannique lui avait donné la certitude de pouvoir accomplir un « cross-over » définitif avec cette chanson. Mais si les morceaux de cet album sont si mémorables, si bien arrangés, c’est que là encore Gainsbourg a su utiliser les talents de ses collaborateurs. Ce disque doit beaucoup au génial arrangeur Arthur Greenslade, tout comme « Histoire de Melody Nelson », deux ans plus tard, devra beaucoup à Jean-Claude Vannier.

On y retrouve avec plaisir quelques anciennes chansons, comme « Elisa », « Manon » ou « Les sucettes », savamment revisitées ou assaisonnées de guitare wah wah, mais on y découvre aussi un "canari sur le balcon" totalement bâclé, pas en place, le cauchemar de l'ingé-son, une de ces bavures de remplissage que le grand Serge nous balançait avec arrogance... une si bonne chanson pourtant que c'en est vraiment dommage....Mais ce disque me paraît encore si frais et si plein de surprises, que même à nous autres vieux briscards qui avons appris à parler avec légèreté du sexe et de la mort en écoutant Monsieur Gainsbourg, il réserve encore quelques vertiges. Il s’agit ici de l’édition américaine de ce disque édité par  Fontana, un hasard m’en ayant fait hériter en excellent état…

En écoute sur la page connexe pendant quinze jours, puisque il n’y aura pas de chronique la semaine prochaine !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Prince – Around the world in a day 1985

7 Mai 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Prince, #funk, #Culte

Puisqu’ aujourd’hui nous élisons le nôtre (de petit prince, s’entend, avec un scénario oedipien – elle a tué son père, il a épousé sa mère -…), cette semaine ce sera donc Prince, avec un album qui a marqué son époque et dont on dit que c’est peut-être le meilleur. Et oui, un an déjà.

Réalisé juste après Purple Rain, pendant la tournée de six mois qui a suivi la sortie du disque qui l’a emmené au sommet de la gloire, ce n’en est cependant pas la suite attendue. Au contraire, c’est un album beaucoup moins Pop et beaucoup plus psychédélique, un virage à 180 degrés qui fait la part belle aux guitares, un disque beaucoup plus intime et cérébral. A noter que le disque se termine sur des murmures : « je dois m’en aller maintenant, je ne sais pas quand je reviendrai » nous dit-t-il. Et de fait, Prince annonce à la presse peu de temps après la sortie de ce disque son retrait de la scène. On sait depuis que ce ne fut qu’un mouvement d’humeur…L’année suivante, ce sera la tournée Parade.

Aucun album de Prince ne se vendra autant, avec plus de deux millions de copies dans l’année de sa parution. Et c’est sans aucun doute son enregistrement le plus personnel. Le fils caché de Jimi Hendrix et de James Brown nous y délivre bien entendu des sentences aussi définitives que « l’amour est plus fort que le sexe », c’était plus fort que lui, mais il nous fait le cadeau de morceaux aussi imparables que « Raspberry beret »,  « Tamborine » ou « Pop life ».

On regrettera sans doute les paroles ouvertement droitières de « America », mais l’ensemble reste plaisant, ce qui est à vérifier sur la page connexe, hein ?

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[Le vinyle du Dimanche soir] Billie Holiday– Greatest Hits Vol.2 – 1975

2 Avril 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #jazz, #blues, #Culte, #Billie Holiday

Je ne sais pas si vous l'aviez remarqué, mais depuis quelques semaines cette chronique ne concerne que des femmes. Je suis très féministe, et elles me le rendent bien ! Je compte bien vous en faire écouter voire découvrir encore quelques autres dans les semaines à venir.

Et aujourd’hui je vous propose la plus grande, la plus brisée et la plus talentueuse d’entre elles. Billie aura enregistré plus de 350 disques, dont bien 70 avec Teddy Wilson, les meilleurs d’entre eux datant des années 1930, accompagnée de Wilson et de Lester YoungStrange Fruit (1939) est la plus connue et la plus emblématique de ses chansons, mais je vous assure que vous trouverez ici une succession de perles intemporelles, pour la plupart enregistrées en public, et en mono bien entendu.

Toute son œuvre en fait la plus empathique et la plus émouvante des chanteuses, car quand on l’écoute, on entend et on comprend bien plus que ce qu’elle ne dit…

Cet album est une compilation réalisée par le label hollandais Cleo ‎– référence CL 0028683 . Je ne suis pas bien sûr de l’année de parution, mais ce vinyle a été acheté en 1985, l’’étiquette est encore dessus …

Ecoute obligatoire...

Sur la page connexe 

Pour les fidèles qui me lisent jusqu’au bout, je dois quelques excuses pour la brièveté de ce post. En résumé, hier c’était les dernières mises au point sur les morceaux de l’album de Paris DC que je suis en train de produire, ainsi qu’une séance photo pour sa pochette. Aujourd'hui j’emmène les masters au studio des Prods d’en Bas, pour ultime vérification. Nous y signerons les contrats d’édition, validerons les éléments graphiques et passerons commande du pressage…Oui, on travaille le Dimanche !

N’attendez cependant pas de sortie publique avant fin juin, début Juillet, car les trois sociétés – deux à Paris, une au Brésil - que nous constituons mes associés et moi-même, sont en cours d’officialisation…Et il reste encore beaucoup de travail côté artistique sur les différents projets que nous allons défendre, le tout dans un contexte professionnel assez morose. Je sais, tout çà fait un brin prétentieux, mais je vous garantis que c’est une aventure folle dont je suis certain de ne pas sortir intact…Je vous en dirai plus long au fur et à mesure. Mais je promets ici à vous, mes 15 premiers abonnés, de récompenser votre fidélité en vous offrant ce premier disque dès son pressage, pour peu que vous m’envoyiez votre adresse courriel afin de prendre contact. Ce ne sera pas tout de suite un vinyle. Patience. A vous de jouer. Mes autres lecteurs peuvent encore s’abonner,…A la semaine prochaine.

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[Le vinyle du Dimanche soir] Ramon Pipin’s Odeurs - 1979

26 Février 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #rock, #frenchrock, #Odeurs, #Au bonheur des dames, #Culte

Le rock parodique est une spécialité difficile à pratiquer. Musicalement, n’est pas Zappa qui le voudrait, et le champ sémantique exploitable est des plus délicats. Mais Au bonheur des Dames d’abord, puis le guitariste Alain Ranval ‘aka Ramon Pipin et sa bande d’allumés aux pseudonymes improbables ensuite, porteront le genre au sommet de la loufoquerie et de la popularité, du moins en France.

Le disque de cette semaine est le premier album du groupe ; mais ce n’est pas le meilleur ! Le suivant, « No sex » (1980) me paraît plus réussi. On y reviendra sans doute.

Résumons l'affaire: Le premier titre parodie le pire de la variété française, et on y reconnaitra plusieurs chansons populaires de l’époque. Le rock anglais n'y échappe pas avec "Je suis mou"...Un peu plus loin, on sera cueillis par une reprise disco du « Dominique » de Sœur Sourire… avant de nous égarer dans la caricature  (« Gros snob », « Ode au Pintemps ») ...à priori rien de très engageant. Mais les enregistrements témoignent d’un souci permanent de qualité musicale, les arrangements sont pertinents et la technique inventive. Il faut dire que la bande avait investi dès ses premiers succès dans un studio (Ramsès) et que tous sont des musiciens accomplis et aguerris, avant d’être des rigolos. Mais de là à transformer « I wanna hold your hand » en chant martial rythmé par des bruits de bottes, quand même !! Je préfère lorsque, en fin de Face B, on s’aventure sur les terres de Screamin’ Jay Hawkins (« Defecation Blues »)…un disque qui se termine en beauté avec un petit bijou de comptine, « Vilain petit zoziau »

Ces vétérans font partie de la tournée Age tendre et tête de bois produite par C.Dechavanne, qui vient de s’achever à Bruxelles. Et qui n’avait paraît-il rien de pathétique, même si Marcel Amont affiche 87 ans au compteur. Une soixantaine de dates, à raison de deux sets de huit minutes par date, voilà qui aura permis de revoir, sans doute pour la dernière fois, ce groupe finalement mythique. Bien entendu, pas dans la formation d’origine… Costric 1° est décédé, mais le journaliste et producteur Vincent Lamy ainsi que Laurent de Gasperis (aka Fabrice des Dieux, guitariste, bassiste, co-producteur de l’album No Sex, également ingénieur du son…) sont toujours là, épaulés par mon excellent ami et complice Jean Bernard Lepape qui tient la batterie.

En attendant de prochaines aventures, on peut écouter ces odeurs sur la page connexe…

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[Le vinyle du Dimanche soir] Doobie Brothers - Farewell Tour- 1983

15 Janvier 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #DoobieBrothers, #rock, #Culte

Mon exemplaire de ce double album est en assez piteux état. Mais vous pourrez tout de même disposer d’une écoute décente, malgré les travaux de labour pratiqués par d’aucuns sur ces précieux vinyles…Publiés en 1983, ces 17 morceaux résument la carrière du groupe. Depuis le boogie rugueux de leurs débuts, incarné par Tom Johnston, qui ouvre le bal avec « Slippery St. Paul » et le termine avec « Long Train Runnin « ' et « China Grove, » jusqu’à leurs plus grands succès, comme « Minute by minute », après qu’ils aient adouci leur musique pour devenir un groupe de Blue-eyed soul… On craint souvent d'un disque enregistré en public qu'il nous délivre de moins bonnes versions que les originales. Mais ici c'est tout le contraire.

[Le vinyle du Dimanche soir] Doobie Brothers - Farewell Tour- 1983

Cet enregistrement nous prouve tout leur talent et leur savoir-faire, et peut-être considéré comme une des meilleures prestations live qui soient, avec une version endiablée du titre favori des bandes de motards furibards de l’époque, «Rockin 'Down the Highway», ou les versions métamphétaminées de « Listen to the music » et « Sweet Maxine ». Quant à Michael McDonald, qui avait rejoint le groupe au milieu des années 70, lui apportant sa puissance mélodique et de nombreux succès , il nous transperce l’âme avec un  «You Belong to Me» d’anthologie.  A noter qu’il existe sur le tube une video de 53 minutes de ce concert. On en profite, cela pourrait ne pas durer.

Ce qu’on entend ici, c’est un groupe soudé et aguerri, qui joue quasiment dans sa ville natale, devant son public, la date finale d’une tournée d’adieux. Les morceaux sont joués à la fois avec frénésie et avec précision, tout le monde s’appliquant à pousser férocement la machine dans ses derniers retranchements. "What a fool believes" est une de mes chansons préférées, probablement parce qu'elle parle d'amours gâchées et d'opportunités manquées, Je ne sais pas quel est votre morceau favori du répertoire des frères pétard, mais sa meilleure version figure forcément sur ce double album, qu’on écoute avant qu’il ne neige, comme d’habitude  sur la page connexe.

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[Le vinyle du Dimanche soir] John Mayall – Blues from Laurel Canyon– 1968

20 Novembre 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #blues, #John Mayall, #Culte, #rock

En 1967, John Mayall a 34 ans. Il vient de dissoudre ses Bluesbreakers – dans lesquels ont officié ensemble ou successivement Eric Clapton, Jack Bruce ou encore Peter Green, entre autres futures légendes du Rock - et part à Los Angeles en vacances… Il laisse derrière lui un paysage musical britannique en pleine effervescence : cette année-là est paru l’énormissime Sgt Pepper’s, les Who nous pondront l’affligeant Tommy l’année suivante et des groupes comme Genesis ou Yes émergent... La mode du concept-album bat son plein et Mayall y cède –presque- pour enregistrer sur place et en trois jours le récit de ses vacances, depuis son arrivée à L.A. jusqu’à son retour en la perfide Albion.

Il faut dire que le contexte californien, la douce température et l’herbe grasse, les clubs où il rencontre Canned Heat, Frank Zappa et Captain Beefheart, les jolies filles et…une maladie vénérienne…tout lui est inspiration ! Affranchi de ses responsabilités de leader, John se libère aussi des carcans du blues classique et se livre sans retenue à des expériences musicales pour lui toutes nouvelles, à savoir saupoudrer sa musique d’une bonne dose de boogie woogie et de Rhythm’n Blues. Il va même jusqu’à s’inspirer des tambours Native American (« Medecine Man »)ou encore adopter une couleur plus jazzy (« Miss James »), faire du Canned Heat plus vrai que nature (« The Bear »), comme une superbe balade sans batterie, le seul morceau hanté par la guitare de Peter Green sur cet album (»First time alone »)

[Le vinyle du Dimanche soir] John Mayall – Blues from Laurel Canyon– 1968

Mais un autre élément a son importance. Pour enregistrer, outre Stephen Thompson à la basse et Colin Allen à la batterie, il embauche le jeune Mick Taylor, démontrant encore une fois son flair de dénicheur de talents. Les improvisations de ce dernier dans un morceau comme « Fly tomorrow » auront sans doute convaincu les Stones de l’embrigader un peu plus tard.

Bien plus qu’un concept-album de plus, cet enregistrement marque une vraie rupture dans la carrière de John Mayall. Il n’aura plus désormais de groupe fixe, fera une musique plus aventureuse et changera fréquemment de maison de disques. Et pour moi, c’est l’album qui me l’a fait découvrir l’année de mes dix-sept ans. Je me suis rattrapé depuis en explorant ses précédents albums, dont With Eric Clapton chroniqué dans ces pages auparavant.

Et pour les puristes, non, il ne s’agit pas ici de l’édition originale anglaise Mono parue chez Decca, mais de l’édition US Stereo London Records achetée en import…

On part cette semaine en vacances avec John sur la page connexe ?

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[Le vinyle du Dimanche soir] Simon & Garfunkel – The Graduate– 1968

13 Novembre 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Culte, #Original Soundtrack, #Paul Simon, #Simon&Garfunkel, #B.O

« Le Lauréat » est un film qui a valu l’oscar de la meilleure actrice à Ann Bancroft, ce qui était mérité, mais où Dustin Hoffman joue à mon avis assez mal, son personnage distillant un ennui qui m’avait gagné lorsque je l’ai vu pour la première fois...en 1969…mais qui surtout m’a fait découvrir Paul Simon en tant que compositeur. Certes, l’immense  Dave Grusin n’est pas pour rien dans la bande originale de ce film, avec 6 titres qui font partie de cet album, mais il y a aussi dans la bande-son  trois ou quatre morceaux d’autres compositeurs qui ne figurent pas sur cette galette, comme « Le songe d’une nuit d’été » ( Mendelssohn ) ou encore « See see rider ».

Mais comme pour Curtis Mayfield avec « Superfly » ou encore Daft Punk avec « Tron legacy », les musiques de Paul Simon & Dave Grusin sont essentielles au film et en restent à jamais indissociables car elles lui donnent une cohésion esthétique tout à fait particulière. Et même si la musique n’a pas reçu de d'Oscar, le succès du film a permis à Simon & Garfunkel de s’ouvrir à un plus vaste public, aux Etats-Unis comme dans le monde entier. Dès sa sortie, ce disque fut en tête du classement des ventes plusieurs semaines d’affilée.

Et en regardant de nouveau les plus célèbres extraits, je me disais que Dustin ressemble beaucoup à Paul, que la fiancée est assez moche et que je préférais déjà, à l’époque, sa mère…

Paul Simon nous gratifie demain d’un concert complet depuis longtemps, à Paris au Palais des Congrès. Vous pourrez vous consoler cette semaine – si vous n’êtes pas l’heureux détenteur d’un billet– avec le rip d’une cassette VHS  (on fait dans le vintage, ou pas, hein ?) du fameux concert de Central Park. En quatre morceaux, désolé.

Et bien sûr en écoutant ce fameux lauréat, et tout çà sur la page connexe.

[Le vinyle du Dimanche soir] Simon & Garfunkel – The Graduate– 1968
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[Le vinyle du Dimanche soir] Robert Palmer – Sneakin’ Sally thru the alley – 1974

6 Novembre 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Culte, #Robert Palmer, #funk, #The Meters, #AllenToussaint, #Lowell George

Ce Dimanche je me fais particulièrement plaisir avec un de mes disques préférés. Pour un premier album solo, Robert Palmer, ci-devant chanteur et guitariste de l’excellent groupe Vinegar Joe, bénéficie de conditions exceptionnelles avec un backing band de choc, à savoir rien de moins que les Meters, et un producteur de renom pour superviser l’affaire, Allen Toussaint. Sa maison de disques, Island, met le paquet sur cet artiste considéré à juste titre comme talentueux et sérieux. Et la première partie de sa carrière, disons jusqu’au milieu des années 80, nous a donné une demi-douzaine d’albums très réussis où sont adroitement mélangés soul sudiste, blues rock et reggae, sa voix rauque et suave faisant merveille dans tous les registres. On peut regretter que par la suite il se soit aventuré vers des sonorités plus électroniques, avec Power Station notamment, et que son image de playboy couvert de jolies filles ait définitivement pris le dessus, même s’il faut bien reconnaître que cette image a été installée dès le départ, si l’on en juge par les pochettes de ses premiers albums. Et que cela correspond à une certaine réalité, sa vie sentimentale ayant été particulièrement dense…Tout cela ne doit pas nous faire oublier qu’il fut avant tout un auteur-compositeur de première classe et un chanteur hors-pair, curieux de tous les genres, toujours à l'aise, même avec James Brown...

Pour en revenir à l’objet de la semaine, on y trouve quatre de ses compositions, qui s’articulent parfaitement avec deux titres d’Allen Toussaint et une chanson de, devinez qui ? Lowell George, « Sailing Shoes », qui ouvre la face A. Les deux compères, amis de longue date,  co-signent une petite perle, « Blackmail ». qui la termine. Cela sonnerait-il donc comme Little Feat ? Non. A cause des Meters, alors ? Ben non, puisque tous les titres n’ont pas été enregistrés à la Nouvelle Orleans, mais aussi à Nassau avec la section rythmique de Bernard Purdie. Stevie Winwood assure bien quelques claviers, mais pas du tout dans le style Traffic. La vérité est que ce disque est habité d’une pulsion dont Palmer est tout à l’origine. Les deux chansons de Toussaint sont impeccables, portées par un chant inimitable qu’il va chercher jusqu’aux tréfonds de son âme. Quant aux chansons dont il est l’auteur, de « Hey Julia » à « How much fun ? », ce sont des merveilles à base de rythmes syncopés et de basses palpitantes. Oui, pour moi, ce premier album est sans doute le meilleur qu’il nous ait donné, à égalité peut-être avec Some people can do what they like, paru deux ans plus tard.

Que je chroniquerai probablement bientôt. Mais pour le moment, je vous propose de vous remémorer Pressure Drop, son second disque chroniqué dans ces pages il y a un moment, et bien entendu de découvrir le disque de la semaine, tout çà sur la page connexe…

[Le vinyle du Dimanche soir] Robert Palmer – Sneakin’ Sally thru the alley – 1974
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[Le vinyle du Dimanche soir] Lowell George – Thanx I’ll eat it here – 1979

30 Octobre 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Lowell George, #Little feat, #NewOrleans, #Culte

 Sur la pochette, créée par Neon Park, on aperçoit en arrière-plan Marlene Dietrich en plein pique-nique avec Bob Dylan et Fidel Castro… Une allégorie du paradis des artistes auquel Lowell George allait bientôt accéder, cet album étant paru trois mois avant son décès à l’age de 34 ans. Pour mémoire, cette année-là ses acolytes Bill Payne, Paul Barrere et lui sont en pleine dissension artistique, Lowell est prêt à quitter Little Feat et laisse l’enregistrement de « Down on the farm » en plan. Titulaire d’un contrat signé quelques années plus tôt afin de réaliser un album solo, il se lance dans ce projet en réunissant pléiade de copains, presque trente musiciens dont Bonnie Raitt, Nicky Hopkins et Jeff Porcaro. Un casting qui reflète sa volonté de rester sur les fondamentaux sans céder à la mode du jazz fusion à laquelle Little Feat semble se laisser aller. Et ici, curieusement, pour un album solo d’auteur-compositeur interprète, on ne trouvera qu’un seul titre de son fait, « Two trains », déjà enregistré avec Little Feat sur l’album Dixie Chicken,..Les autres chansons sont co-signées pour seulement trois d’entre elles, le reste étant des reprises, d’Allen Toussaint , Ann Peebles et Rickie Lee Jones en particulier.

Ceux qui ne connaissent pas le producteur et auteur-compositeur de génie qu’était Allen Toussaint, je les renvoie à la chronique de Southern Nights, son album de 1976 où figure la version originale de « What do you want a girl to do » qui ouvre le disque que je vous propose cette semaine. Une version parfaite, un poil plus rock, mais qui n’a rien à envier à l’original. De même que » Honest Man « qui est un bijou de la même veine, peut-être le meilleur d’un abum qui ne manque pourtant pas de réussites, telle cette reprise du classique « I can’t stand the rain », un choix surprenant mais totalement pertinent.

Rien à jeter non plus pour le reste, avec en particulier un « Easy money » magnifique, un pur bonheur de blues-rock suivi de « Twenty millions things to do » et de « Find a river » , deux morceaux acoustiques qui nous entrainent vers une mélancolie un rien prémonitoire, donc suspecte. Deux bémols cependant ; la face B commence par un « Cheek to cheek »  très mexicain qui détonne complètement, à mon sens, et se termine par ce très bizarre « Himmler’s ring » qui me paraît vraiment hors-sujet. Je ne vois personnellement rien qui justifie le choix de ces deux chansons, tant elles me paraissent venir d’ailleurs, même si je les trouve très réussies en soi…

Trente cinq petites minutes pour cet album qui reste un de mes disques préférés, à écouter cette semaine sur la page connexe.

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