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Bigbonobo

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[Le vinyle du Dimanche soir] Chick Corea - Return to Forever - 1972

12 Juin 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #jazz, #jazzfunk, #Chick Corea, #Flora Purim, #bresil, #Culte, #Stanley Clarke, #Miles Davis, #Weather Report

[Le vinyle du Dimanche soir] Chick Corea - Return to Forever - 1972

Return to Forever est de ces albums qui auront marqué la naissance d’un genre musical, en l’occurrence le Jazz-fusion. .Même si à mon sens c’est à Miles Davis qu’en revient la paternité, puisque ce sont les musiciens qui participaient, comme Chick Corea, à l’enregistrement de son album Bitches Brew, qui en deviendront les principaux acteurs : John Mc Naughlin avec le Mahavishnu Orchestra, Wayne Shorter et Joe Zawinul avec Weather Report, Herbie Hancock et Bernie Maupin avec Headhunters, et enfin Chick Corea qui s’adjoint le -alors jeune- bassiste Stanley Clarke pour enregistrer en Février 1972 ce disque fondateur du genre.

[Le vinyle du Dimanche soir] Chick Corea - Return to Forever - 1972

C’est Manfred Eicher, génial producteur fondateur du label allemand ECM, qui supervise les séances. Cet amoureux perfectionniste du beau son aura là de la matière de choix, puisque chaque morceau est un exemple d’équilibre et de complémentarité parfaite des ingrédients, à savoir le saxophone et la flûte de l’inspiré Joe Farrell, très influencé par John Coltrane, le jeu subtil et intuitif de Stanley Clarke, qui n’a alors que 20 ans, et la voix unique –elle couvre six octaves !!- de Flora Purim, sur les rythmiques de son époux Airto Moreira, qui lui aussi était de l’aventure Bitches Brew. Ami de Zawinul, il sera aussi présent dans Weather Report.

On ne présente plus Chick Corea, dont on peut dire qu’il est au Fender Rhodes ce que Rostropovitch était au violoncelle, mais on peut signaler, pour l’anecdote, son admiration pour Ron Hubbard, qu’il cite régulièrement comme source d’inspiration et aux délires dianétiques duquel il adhère dès 1968….ce qui ne cesse de m’étonner.

Revenons à l’essentiel. Malgré la fidélité adamantine de Clarke, jamais l’entité Return to Forever ne sonnera aussi bien que cette première formation. Les formations suivantes, avec Al DiMeola et Lenny White en particulier, produiront parfois d’interminables pièces indigestes qui me brouilleront définitivement avec le genre.

Ici, les compositions ne cèdent en rien à la facilité, les mélodies sont accrocheuses et l’exécution allie toujours l’émotion à la virtuosité. C’est un de mes albums préférés, parfaitement conservé et numérisé sur DAT (Digital Audio Tape, pour mes jeunes lecteurs) dès 1990, à l’époque où je possédais encore une platine Thorens TD145 Mk2, équipée d’une cellule Shure M75, ce qui explique une restitution absolument parfaite de ce vinyle. Malheureusement le taux de compression Mp3 que j’ai dû utiliser pour vous en permettre l’écoute ne permet pas du tout de se rendre compte de la perfection technique de cet enregistrement, réalisé aux studios A&R de New York par l’ingénieur, mais aussi musicien, Tony May.

Une écoute accompagnée bien sûr de liens salvateurs, sur la page connexe…

A la prochaine !

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