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Bigbonobo

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[Le vinyle du Dimanche soir] James Brown –B.O. Black Caesar - 1973

22 Janvier 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #funk, #BO, #James Brown

L’émergence du cinéma afro-américain, connue sous le terme Blaxploitation, a sans doute motivé James Brown et Fred Wesley à commettre deux bandes originales en 1973, celle du remake du Little Caesar de Melvin LeRoy (1931) et celle de Slaughter’s big rip off, deux films sans grand intérêt d’ailleurs, en particulier celui qui a inspiré le vinyle du jour, si on le compare à la version originale dont les rôles principaux étaient dévolus à Douglas Fairbanks et au génial Edward G. Robinson qui y incarnait le roi de la pègre. Le réalisateur, le blanc ( mais pas WASP) Larry Cohen, a voulu exploiter à la fois la veine sociale et raciale et la mode des films de gangsters, en réponse au Parrain et à French Connection, mais le résultat manque de mordant et d’originalité. Si le cycle oppression – violence – mort y est assez bien relaté, la discrimination raciale y demeure une barrière jamais franchie : les noirs n’y forniquent qu’entre eux… Mais je ne vais pas me lancer dans la critique cinématographique, un domaine qui me reste assez étranger. Vous pouvez vous faire votre propre opinion en regardant ci-dessous le film incriminé….

Je ne vous passe pas que de bons disques ! Celui-ci est en excellent état, n’ayant que peu tourné sur la platine…Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ici la musique ne souligne pas franchement la narration. Et qu’on n’y trouve que peu de bons titres, James étant franchement plus doué pour les riffs saignants et le groove de fond que pour l’écriture de bons textes. Seuls “Dirty Harri”, « The Boss” et “Mama Feelgood” –chantée par Lyn Collins – et peut-être « Mama’s dead » relèvent le niveau d’une représentation somme toute assez approximative du « vrai son du ghetto ». Le morceau qui clôt l’affaire, « Like it is like it was » est un blues classique bien sympathique, mais qui finit en queue de poisson, nous laissant au bout du compte l’impression d’un album inachevé, totalisant moins de 37 minutes.

Aurait sans doute pu (dû ?) mieux faire. A vérifier sur la page connexe !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Stevie Wonder - Journey through the secret life of plants - 1979

1 Février 2015 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #soul, #pop, #BO, #Stevie Wonder

[Le vinyle du Dimanche soir] Stevie Wonder - Journey through the secret life of plants - 1979
[Le vinyle du Dimanche soir] Stevie Wonder - Journey through the secret life of plants - 1979

J’ai lu tout récemment dans le numéro 1000 des Inrocks que Stevie Wonder se faisait rémunérer ses interviews depuis quelques années. On avait l’air de s’en désoler. D’en être déçu. Moi je dis que quand on se fait aussi rare, qu’on a son âge, son palmarès et son talent, on a le droit d’être un rien cynique envers la gent journalistique. Je dis çà, je dis rien.

Discutant avec un pote de l’éventualité de parler aujourd’hui de ce génie de la musique, j’avais un choix, vous en conviendrez, difficile à faire.

Le disque du jour est peut être le moins populaire, le moins connu, si c’est possible, de cet artiste hors-normes. Depuis l’énorme succès des ses cinq précédentes productions, Motown le presse de sortir un nouvel album. Mais Stevie peut désormais tout se permettre. Il n’a rien enregistré depuis trois ans lorsque sort en 1979 ce qui sera un relatif échec commercial, avec des ventes qui stagneront à 500 000 exemplaires. Il sera suivi en 1980 de « Hotter than July », l’album qui marquera le début de sa tant décriée période commerciale, un excellent disque inspiré de Martin Luther King, que vous connaissez sans doute tous par coeur. Ici aussi, Stevie utilise force synthétiseurs et effets type harmoniseurs Eventide et Publison, un vocodeur et pour la première fois un échantillonneur. C’est un concept album, mais pas du tout comme « Songs in the key of life », puisqu’il s’agit de la bande son d’un documentaire de Walon Green, dont un des producteurs, Michael Braun, a eu le culot de demander à un aveugle de scorer un film !

[Le vinyle du Dimanche soir] Stevie Wonder - Journey through the secret life of plants - 1979

Un double album, donc, qui est diffusé ici dans l’ordre voulu par son auteur. En effet, le disque 1 nous propose les faces 1 &4 et le disque 2 les faces 2 & 3. Il faut attendre un bon quart d’heure de la face 1 pour enfin entendre sa voix. C’est vrai que la plupart des compositions ne sont pas très dansantes, et les sons utilisés peuvent aujourd’hui paraître datés, mais la créativité foisonnante de Stevie nous entraine dans un véritable voyage , si ce n’est à travers la vie secrète des plantes, du moins musicalement, de l’Afrique profonde jusqu’à des morceaux de facture classique, mais aussi quelques détours hasardeux par les plages californiennes... Berry Gordy ayant une appréciation disons mitigée du résultat, il faudra que Stevie ajoute quelques chansons pour ficeler l’affaire, comme « Same old story« ou »Outside my window ». A noter que pour des raisons de marketing, les premiers exemplaires parus sur le marché américain étaient parfumés, jusqu’à ce qu’on se rende compte que le produit utilisé bouffait le vinyle…Avec de longues plages instrumentales qui vous lasseront peut-être par leur côté hollywoodien un peu cheap, ce disque reste cependant un de mes préférés, parfait pour un dimanche soir, et je vous le propose donc cette semaine sur la page connexe, ..

afin de méditer sur ce que les plantes ont à nous dire. Je ne sais pas ce que je passerai la semaine prochaine. Et donc vous non plus. Mais en attendant vous pourrez regarder le film dans sa version originale. Durée 1 heure 36.

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[Le vinyle du Dimanche soir] The Hot Spot - soundtrack 1990

11 Août 2013 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #vinyles, #parlonszic, #BO, #blues, #jazz, #Taj Mahal, #Miles Davis

[Le vinyle du Dimanche soir] The Hot Spot - soundtrack 1990

Je ne peux que rendre hommage ici à George Duke, décédé en début de semaine à l'âge de 67 ans. Voilà que ces pages vont commencer à ressembler à une rubrique nécrologique. Cà commence à bien faire.

Il s'agit aujourd'hui de la bande-son mythique d'un film assez moyen de Dennis Hopper, film où l'on s'aperçoit que le travail fourni par Jack Nitzsche, Miles Davis, John Lee Hooker, Taj Mahal et consorts aura été sous-employé, voire même carrément négligé par le réalisateur, qui avait pourtant là matière à sauver son film de la médiocrité.

Or ce sont des morceaux qui méritent de passer à la postérité, où se conjuguent les empreintes sonores uniques de Miles et de Hooker, instantanément identifiables sur des compositions assez simples -je n'ai pas dit simplistes- de Jack Nitzsche, sublimées par la voix de Taj Mahal et son jeu de Dobro .

Jack Nitzsche, le véritable inventeur du "Wall of sound" attribué à Phil Spector, décédé en 2000, fut un arrangeur hors-pair ("Harvest" Neil Young) et le compositeur de "Indian Runner" (Sean Penn) ou de "Vol au dessus d'un nid de coucous". Excusez du peu....Sur le plan cinématographique, et nonobstant mon penchant favorable envers Dennis Hopper, on en est loin, et seules quelques scènes d'un érotisme torride valent le coup d'oeil.

On écoutera avec bonheur ces treize titres sur bigbonobo.zik.dj

On passera une bonne semaine.....

[Le vinyle du Dimanche soir] The Hot Spot - soundtrack 1990
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