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Bigbonobo

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[Le vinyle du Dimanche soir] Ramon Pipin’s Odeurs - 1979

26 Février 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #rock, #frenchrock, #Odeurs, #Au bonheur des dames, #Culte

Le rock parodique est une spécialité difficile à pratiquer. Musicalement, n’est pas Zappa qui le voudrait, et le champ sémantique exploitable est des plus délicats. Mais Au bonheur des Dames d’abord, puis le guitariste Alain Ranval ‘aka Ramon Pipin et sa bande d’allumés aux pseudonymes improbables ensuite, porteront le genre au sommet de la loufoquerie et de la popularité, du moins en France.

Le disque de cette semaine est le premier album du groupe ; mais ce n’est pas le meilleur ! Le suivant, « No sex » (1980) me paraît plus réussi. On y reviendra sans doute.

Résumons l'affaire: Le premier titre parodie le pire de la variété française, et on y reconnaitra plusieurs chansons populaires de l’époque. Le rock anglais n'y échappe pas avec "Je suis mou"...Un peu plus loin, on sera cueillis par une reprise disco du « Dominique » de Sœur Sourire… avant de nous égarer dans la caricature  (« Gros snob », « Ode au Pintemps ») ...à priori rien de très engageant. Mais les enregistrements témoignent d’un souci permanent de qualité musicale, les arrangements sont pertinents et la technique inventive. Il faut dire que la bande avait investi dès ses premiers succès dans un studio (Ramsès) et que tous sont des musiciens accomplis et aguerris, avant d’être des rigolos. Mais de là à transformer « I wanna hold your hand » en chant martial rythmé par des bruits de bottes, quand même !! Je préfère lorsque, en fin de Face B, on s’aventure sur les terres de Screamin’ Jay Hawkins (« Defecation Blues »)…un disque qui se termine en beauté avec un petit bijou de comptine, « Vilain petit zoziau »

Ces vétérans font partie de la tournée Age tendre et tête de bois produite par C.Dechavanne, qui vient de s’achever à Bruxelles. Et qui n’avait paraît-il rien de pathétique, même si Marcel Amont affiche 87 ans au compteur. Une soixantaine de dates, à raison de deux sets de huit minutes par date, voilà qui aura permis de revoir, sans doute pour la dernière fois, ce groupe finalement mythique. Bien entendu, pas dans la formation d’origine… Costric 1° est décédé, mais le journaliste et producteur Vincent Lamy ainsi que Laurent de Gasperis (aka Fabrice des Dieux, guitariste, bassiste, co-producteur de l’album No Sex, également ingénieur du son…) sont toujours là, épaulés par mon excellent ami et complice Jean Bernard Lepape qui tient la batterie.

En attendant de prochaines aventures, on peut écouter ces odeurs sur la page connexe…

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