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Bigbonobo

Articles avec #allentoussaint tag

[Le vinyle du Dimanche soir] Chocolate Milk – We’re all in this together – 1977

4 Juin 2017 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #funk, #AllenToussaint, #Chocolate Milk

Spéciale dédicace à notre fantasque ami Donald avec cette semaine Chocolate Milk, un nom qui exprime la mixité, et un album à la pochette et au titre explicites. Les habitués de ces pages savent que suis fan de ce groupe, originaire de la Nouvelle Orleans, à mes oreilles un des trois groupes de funk les plus affûtés des années 70. Je vous laisse deviner quels sont les deux autres. Ils succèdent aux Meters en tant que backing-band  de Monsieur Allen Toussaint et bien entendu ce dernier est ici à la manœuvre, en tant que producteur mais surtout en signant paroles et musiques de 7 des 10 titres de l’album, et en co-signant les autres.

Je vous invite à vous reporter à mes précédents posts concernant cet immense personnage, dont certaines productions sont à classer au patrimoine de l’humanité, avec, dans le désordre et sans exhaustive, Lee Dorsey, Robert Palmer, Meters, Irma Thomas, Patti Labelle, Dr John…A lire ici.

Sans oublier de vous reporter à l’article concernant le plus gros succès discographique de Chocolate Milk, « Action speaks louder than words ».

Les deux premiers titres de la face A de l’album du jour, « Grand Theft » et « Thinking of you », ont connu un joli succès en vente single et en radio.

Il est bien dommage que ce groupe soit aujourd'hui oublié, mais significatif que leur effondrement artistique, avec deux albums ratés,  puis leur séparation définitive en 1982 soit consécutifs de leur émancipation par rapport à Allen Toussaint, survenue deux ans avant.

Il y eut une heureuse apparition d'une formation composée de quelques membres originels, épaulés par d'autres vieux briscards, pour un Festival en 2008...que je vous propose pour le plaisir.

Ceux qui n'aiment pas le bon vieux funk qui tâche peuvent se reporter à l'article "Chocolate consumption and cardio-metabolic disorders", très instructif, sinon... Allez, hop ! Sur la page connexe !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Robert Palmer – Sneakin’ Sally thru the alley – 1974

6 Novembre 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Culte, #Robert Palmer, #funk, #The Meters, #AllenToussaint, #Lowell George

Ce Dimanche je me fais particulièrement plaisir avec un de mes disques préférés. Pour un premier album solo, Robert Palmer, ci-devant chanteur et guitariste de l’excellent groupe Vinegar Joe, bénéficie de conditions exceptionnelles avec un backing band de choc, à savoir rien de moins que les Meters, et un producteur de renom pour superviser l’affaire, Allen Toussaint. Sa maison de disques, Island, met le paquet sur cet artiste considéré à juste titre comme talentueux et sérieux. Et la première partie de sa carrière, disons jusqu’au milieu des années 80, nous a donné une demi-douzaine d’albums très réussis où sont adroitement mélangés soul sudiste, blues rock et reggae, sa voix rauque et suave faisant merveille dans tous les registres. On peut regretter que par la suite il se soit aventuré vers des sonorités plus électroniques, avec Power Station notamment, et que son image de playboy couvert de jolies filles ait définitivement pris le dessus, même s’il faut bien reconnaître que cette image a été installée dès le départ, si l’on en juge par les pochettes de ses premiers albums. Et que cela correspond à une certaine réalité, sa vie sentimentale ayant été particulièrement dense…Tout cela ne doit pas nous faire oublier qu’il fut avant tout un auteur-compositeur de première classe et un chanteur hors-pair, curieux de tous les genres, toujours à l'aise, même avec James Brown...

Pour en revenir à l’objet de la semaine, on y trouve quatre de ses compositions, qui s’articulent parfaitement avec deux titres d’Allen Toussaint et une chanson de, devinez qui ? Lowell George, « Sailing Shoes », qui ouvre la face A. Les deux compères, amis de longue date,  co-signent une petite perle, « Blackmail ». qui la termine. Cela sonnerait-il donc comme Little Feat ? Non. A cause des Meters, alors ? Ben non, puisque tous les titres n’ont pas été enregistrés à la Nouvelle Orleans, mais aussi à Nassau avec la section rythmique de Bernard Purdie. Stevie Winwood assure bien quelques claviers, mais pas du tout dans le style Traffic. La vérité est que ce disque est habité d’une pulsion dont Palmer est tout à l’origine. Les deux chansons de Toussaint sont impeccables, portées par un chant inimitable qu’il va chercher jusqu’aux tréfonds de son âme. Quant aux chansons dont il est l’auteur, de « Hey Julia » à « How much fun ? », ce sont des merveilles à base de rythmes syncopés et de basses palpitantes. Oui, pour moi, ce premier album est sans doute le meilleur qu’il nous ait donné, à égalité peut-être avec Some people can do what they like, paru deux ans plus tard.

Que je chroniquerai probablement bientôt. Mais pour le moment, je vous propose de vous remémorer Pressure Drop, son second disque chroniqué dans ces pages il y a un moment, et bien entendu de découvrir le disque de la semaine, tout çà sur la page connexe…

[Le vinyle du Dimanche soir] Robert Palmer – Sneakin’ Sally thru the alley – 1974
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[Le vinyle du Dimanche soir] Pointer Sisters – Priority – 1979

2 Octobre 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #rock, #soul, #funk, #Pointer Sisters, #AllenToussaint

[Le vinyle du Dimanche soir] Pointer Sisters – Priority – 1979

Habituées aux premières places des charts depuis le succès interplanétaire de « Yes we can can » en 1973, les sublimes frangines June, Ruth et Anita achèvent d’honorer leur contrat avec le label Blue Thumb avec encore un accueil très positif de la critique et du public pour l’album Having a Party , paru en 1977. En ce temps-là, le monde est submergé par la folie disco. Cataloguées Soul et Rhythm’n Blues, un genre qui leur seyait à merveille, genre qu’elles ont transcendé avec de sensationnelles harmonies vocales accompagnées sur scène de chorégraphies magnifiées par leur irréprochable plastique, voilà-t-y pas qu’elles changent de cap, abandonnant le génial Allen Toussaint pour le producteur Richard Perry et son label Planet Records, pour faire quoi ? Du rock !!! En 1978 sort Energy, qui rencontre un joli succès en atteignant le top 10 des classements pop , suivi de l’album qui nous occupe aujourd'hui, Priority, qui n’en rencontre aucun.

Composé de reprises, il sera ignoré des radios et boudé par le public, et ce disque ne se vend pas, alors que "Fire", une chanson de Bruce Springsteen, de l'album Energy, est un tube la même année.

[Le vinyle du Dimanche soir] Pointer Sisters – Priority – 1979

Pourtant, cet album mérite, à mon sens, que l’on y revienne. De prime, le talent des Soeurettes est tel qu’elles seraient capables de nous faire aimer des tyroliennes savoyardes, voire suisses… Ensuite, le choix des chansons leur va comme trois paires de gants. Les auteurs vont de Bruce Springsteen ('She's got the Fever”) à Graham Parker ('Turned Up Too Late”) en passant par The Band ('The Shape I'm In”) …sans oublier les Stones (“Happy”) et Bob Seger ('All Your Love'). La voix profonde et bluesy de Ruth y fait des merveilles, et je ne suis pas certain que Keith Richards sorte gagnant de la comparaison entre son interprétation de « Happy » et celle de June. Si les programmateurs radio de l’époque ont eu du mal à admettre qu’un groupe de filles noires puisse faire du WokenWoll, quelques voix se sont élevées depuis pour que ce disque soit reconnu désormais comme un classique du genre

A vérifier sur la page connexe, comme chaque semaine ou presque depuis…Tant que çà ?

N’oubliez pas de cliquer sur les pochettes !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Allen Toussaint - Southern Nights - 1975 - Replay

22 Novembre 2015 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #AllenToussaint, #soul, #funk, #blues, #NewOrleans

Je veux revenir au Mardi d' AVANT, lorsqu’ Allen Toussaint a rejoint le cercle des légendes de la Musique ayant joué jusqu'à leur dernier souffle.

En pleine tournée européenne, le compositeur et producteur américain est décédé le 10 novembre à Madrid quelques heures après un concert .

Par chance, cet ultime concert a été filmé.

[Le vinyle du Dimanche soir] Allen Toussaint - Southern Nights - 1975 - Replay

Peu connu du grand public, Allen Toussaint est pourtant le père de nombreux hits interprétés par les plus grands, comme le classique « Fortune Teller » qu’il écrit pour Benny Spellman en 1962, repris ensuite par The Who et les Rolling Stones :

Si je vous énumère, dans le désordre : Irma Thomas, Lee Dorsey, Chocolate Milk, Dr John, Robert Palmer, Little Feat, Neville Brothers, The Meters, Patti Labelle, Pointer Sisters, Chaka Khan, Bonnie Raitt, The Band, Paul Simon, Lowell George, Boz Scaggs...vous aurez une petite idée de ceux qui, soit lui doivent leur carrière , soit ont travaillé sous sa houlette, soit ont interprété ses chansons....

Parmi celles de ses productions que je préfère, il y a bien sûr les deux albums qu'il a commis pour Dr John -"In the right place"(1972 ), Desitively Bonnaroo (1973 ) - , et le # 1 hit de Labelle " Lady Marmalade " .

[Le vinyle du Dimanche soir] Allen Toussaint - Southern Nights - 1975 - Replay

Intronisé en 1998 au Rock and Roll Hall of Fame, il fut de nombreuses fois nominé aux Grammy Awards durant une carrière qui aura duré près de soixante ans. Les hommages pleuvent depuis l'annonce de sa disparition, provenant de tous ceux ayant travaillé avec lui ou qu'il a inspirés , des Rolling Stones au jeune jazzman néo-orléanais Christian Scott :

RIP Allen Toussaint https://t.co/KgwlCKCpWx

— The Rolling Stones (@RollingStones) 10 Novembre 2015

Paul on Allen Toussaint pic.twitter.com/MtmzRHFEAE

— Paul McCartney (@PaulMcCartney) 10 Novembre 2015

J’ai déjà chroniqué cet album,« Southern Nights », paru en 1975, mais il reste de mes albums préférés. De nombreux titres très accrocheurs , et une chanson-titre qui est un véritable joyau. Et comme toujours avec Allen Toussaint, cette chanson ne fut un hit que deux ans plus tard avec Glenn Campbell ( un gars de la bande des Beach Boys et de Phil Spector )...

Ce sera donc encore le disque de la semaine,

que l'on écoute derechef sur la page connexe.

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[Le vinyle du Dimanche soir] Neville Brothers Live at Tipitina's 1982

5 Avril 2015 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #funk, #Neville Brothers, #NewOrleans, #AllenToussaint, #Chocolate Milk, #The Meters

[Le vinyle du Dimanche soir] Neville Brothers Live at Tipitina's 1982

La carrière des Neville Brothers a commencé et finira sans doute du côté de Valence Street, là où ils sont nés, à quelques mètres du Tipitina, un des plus anciens et plus célèbres club de New Orleans, où ils ont joué si souvent et où a été enregistré le disque du jour. Grâce au frère de leur mère, George Landry, plus connu sous le nom de Big Chief Jolly en tant que leader des Wild Tchoupitoulas, les quatre frères ont baigné très tôt dans la musique, les deux ainés, Art et Aaron, ayant connu le succès dès les années cinquante. Souvent accompagnés de fils ou de cousins, on retrouvait aussi chez les Neville Leo Nocentelli, ci-devant guitariste des Meters, dont faisaient également partie Art et Cyril Neville et leur carrière reste indissociable de leur producteur, Allen Toussaint.

Fortement imprégnés de l'héritage culturel des Marching bands et des traditions spécifiques de la Louisiane, leur musique fait référence au Blues, au Gospel, mais aussi aux " Indian masking bands" du Mardi Gras, lesquels perpétuent le souvenir de l'alliance nouée entre les esclaves noirs en fuite et leurs protecteurs Indiens.

On trouvera de quoi alimenter sa curiosité en se procurant les disques produits par Wild Magnolias ou Wild Tchoupitoulas.

Et surtout en écoutant le disque du jour sur la page connexe.

[Le vinyle du Dimanche soir] Neville Brothers Live at Tipitina's 1982

Forcément vieillissants, on constate sur le site Nevilles.com que leur agenda est désormais vide. Ils ont fêté au Hollywood Bowl la fin de trente cinq ans de tournées en Juillet 2012. Il faut désormais se rendre à New Orleans pour espérer les voir. On se consolera donc en se rabattant sur les nombreuses vidéos qui témoignent de leur carrière. Comme par exemple "Wake up", ou le très engagé "Sister Rosa", qui fut, avec "Yellow moon", un succès commercial.

Il faut maintenant compter avec la prochaine génération de Neville, comme en témoigne Dumpstaphunk le groupe d'Ivan & Charmaine , qui comprend son fils Damion au chant, son père Charles au saxophone et son cousin Ian à la guitare, avec l'oncle Art comme invité spécial. Omari fils de Cyril et les fils de Charles sont aussi dans le coup.

A la semaine prochaine !

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[Le vinyle du Dimanche soir] Action speaks louder than words - Chocolate Milk 1975 (replay)

29 Mars 2015 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #funk, #NewOrleans, #Chocolate Milk, #AllenToussaint, #The Meters, #Neville Brothers, #Culte

[Le vinyle du Dimanche soir] Action speaks louder than words - Chocolate Milk 1975 (replay)

Si je vous demande de me citer un groupe funk des années 70, de la Nouvelle Orleans et dont la musique a été resamplée depuis dans des titres hip-hop ; il y a de grandes chances que vous me répondiez : les Meters, le groupe devenu cultissime qui accompagnait toutes les productions d’Allen Toussaint. Mais ceux-ci seront remplacés en 1974 par Chocolate Milk, qui tiendra le même rôle de backing band de studio les sept années suivantes, et sera injustement oublié ensuite.

Leur premier album, « Action speaks louder than words » a pourtant été un succès et c’est un de mes disques préférés.

Vous pouvez l'écouter en intégrale sur la page connexe.

[Le vinyle du Dimanche soir] Action speaks louder than words - Chocolate Milk 1975 (replay)

Sur des grooves dépouillés qui rappellent ceux des Meters, Chocolate Milk initie l’utilisation de lignes de synthés plus jazzy qui inspireront Prince et autres Gap dix ans plus tard. Les chants rappellent ceux des traditionnelles black tribes de Mardi Gras, mais ici, pas de sections de cuivres mises en évidence comme chez des groupes qui seront bien plus populaires ensuite, Ohio Players ou Earth Wind & Fire.

Sous la houlette de Allen Toussaint, le groupe travaillera sur la plupart des albums de Lee Dorsey, tournera avec Elvis Costello, participera aux séances de « Venus & Mars » avec Paul Mc Cartney et enregistrera des perles telles que « Tell it like it is » ou « Hercules » avec Aaron Neville.

Paradoxalement, leur label RCA ne fera pas trop d’efforts pour eux, même si plusieurs de leurs titres sont régulièrement dans les charts. Malchance ou mauvaise gestion, le groupe ne sera jamais au top comme certains de leurs concurrents.

Leur dernier succès avec Allen Toussaint remonte à 1979, c’est « Groove City », un morceau pourtant devenu depuis emblématique de New Orleans au même titre que « Hey Pocky Way »

Après avoir épaulé les Neville Brothers pour l’album « Fiyo on the bayou » en 1981, le groupe rompt avec Allen Toussaint et se replie vers Los Angeles, puis Memphis, et finit par s’égarer dans la mode disco. Une dernière tournée en 1983 avec Kool & the Gang scellera la dissolution du groupe.

Mais la magie du sampling et du hip hop remet bientôt le groupe au goût du jour. Dans les années 90, on retrouve leurs samples sur au moins 17 titres, avec par exemple Neneh Cherry, Kaos One, Eric B & Rakim, ou encore Aaliyah. Et les six membres d’origine se retrouvent en 1997 pour quelques festivals. Depuis, ils sont toujours actifs, ensemble et en forme, comme l’a démontré leur remarquable prestation il y a tout juste un an au New Orleans Jazz Festival.

A la semaine prochaine si tout va bien , ou bien ?

[Le vinyle du Dimanche soir] Action speaks louder than words - Chocolate Milk 1975 (replay)
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[Le Vinyle du Dimanche soir] Irma Thomas - 1964

5 Octobre 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #soul, #IrmaThomas, #AllenToussaint, #NewOrleans, #parlonszic

[Le Vinyle du Dimanche soir] Irma Thomas - 1964

"Wish someone would care" est le premier album de Irma Thomas, paru sur le label Imperial Records en 1964. Dès 1960, elle avait rencontré le succès avec son premier single, suivi de titres régulièrement présents dans les charts. Enceinte à 14 ans, Irma n'a pas eu une vie des plus simples. Mais sa voix si particulière, ses prises de position féministes et civiques, et sa rencontre avec Allen Toussaint - (qui produit ses enregistrements chez Minit Records et obtient un énorme succès avec "Ruler of my heart", repris ensuite par Otis Redding) - ont fait d'elle la "Soul Queen of New Orleans".

Toujours active à 73 ans révolus, elle se produit dans les clubs de la ville, mais n'est pas venue en France depuis 2006 au Festival de Cognac. Elle obtient en 2007 son unique Grammy Award (Best contemporary Blues album) pour "After the rain", paru en 2006.

On écoute cette perle sur la page connexe.

Mais on prend aussi le temps de découvrir sa carrière à travers les vidéos qui suivent, et pour les anglophones, de lire l'entretien qu'elle accorde à un blogueur plus chanceux que moi.

Voyons tout d'abord un étonnant document, une émission TV de 1964 où l'on assiste aux timides progrès de l'intégration raciale par le biais de danses Country avant qu' Irma ne vienne y défendre son dernier disque.

[Le Vinyle du Dimanche soir] Irma Thomas - 1964

Un autre show télévisé qui remonte à 1989 la trouve entourée de Dr John, Dolly Parton et Allen Toussaint pour "Working in the coal mine", un titre popularisé par Lee Dorsey.

Et enfin un document rare, qui nous montre la Dame au N.O.Jazzfest 2010 accompagnée par un de mes groupes préférés, Galactic, les dignes héritiers de la lignée musicale dont je vous rebats les oreilles depuis un moment, qui va de Professor Longhair à Wild Magnolias en passant par les Meters. Si vous ne les connaissez pas, je vous encourage à les découvrir.

Pour finir, parcourons sa discographie, en commençant par les singles:

  • "(You Can Have My Husband But) Don't Mess with My Man" / "Set Me Free" (Ron 328) (#22 R&B, 1960)
  • "A Good Man" / "I May Be Wrong" (Ron 330)
  • "Cry On" / "Girl Needs Boy" (Minit 625) (1961)
  • "It's Too Soon To Know" / "That's All I Ask" (Minit 633)
  • "I Done Got Over It" / "Gone" (Minit 642) (1962)
  • "It's Raining" / "I Did My Part" (Minit 653) (1962)
  • "Two Winters Long" / "Somebody Told You" (Minit 660)
  • "Ruler Of My Heart" / "Hittin' On Nothing" (Minit 666) (1963)
  • "For Goodness Sake" / "When Ever" (Bandy 368)
  • "Wish Someone Would Care" / "Break-A-Way" (Imperial 66013) (#17 pop, 1964)
  • "Anyone Who Knows What Love Is (Will Understand)" / "Time Is on My Side" (Imperial 66041) (#52 pop, 1964)
  • "Times Have Changed" / "Moments To Remember" (Imperial 66069) (#98 pop, 1964)
  • "He's My Guy" / "(I Want A) True, True Love" (Imperial 66080) (#63 pop, 1964)
  • "Some Things You Never Get Used To" / "You Don't Miss A Good Thing" (Imperial 66095) (#109 pop, 1965)
  • "I'm Gonna Cry Till My Tears Run Dry" / "Nobody Wants To Hear Nobody's Troubles" (Imperial 66106) (#130 pop, 1965)
  • "It's Starting To Get To Me Now" / "Hurt's All Gone" (Imperial 66120)
  • "Take A Look" / "What Are You Trying To Do" (Imperial 66137) (#118 pop, 1965)
  • "It's a Man's-Woman's World (parts 1 and 2)" (Imperial 66178) (#119 pop, 1966)
  • "Somewhere Crying" / "Cheater Man" (Chess 2010) (1967)
  • "A Woman Will Do Wrong" / "I Gave You Everything" (Chess 2017)
  • "Good To Me" / "We Got Something Good" (Chess 2036) (#42 R&B, 1968)
  • "Save A Little Bit For Me" / "That's How I Feel About You" (Canyon 21) (1970)
  • "I'd Do It All Over You" / "We Won't Be In Your Way Anymore" (Canyon 31) (1971)
  • "These Four Walls" / "A Woman's Viewpoint" (Roker 502) (1971)
  • "Full Time Woman" / "She's Taking My Part" (Cotillion 41444) (1972)
  • "She'll Never Be Your Wife" / "You're The Dog" (Fungus 15119) (1973)
  • "In Between Tears" (Fungus 15141)
  • "Coming From Behind (parts 1 and 2)" (Fungus 15353) (1974)
  • "Don't Blame Him" / "Breakaway" (Maison de Soul 1012) (1977)
  • "Hip Shakin'" / "Hittin' On Nothin'" (Maison de Soul 1058) (1977)
  • "Safe With Me" / "Zero Willpower" (RCS 1006) (1979)
  • "Take What You Find" / I Can't Help Her" (RCS 1008)
  • "A Woman Left Lonely" / "Dance Me Down Easy" (RCS 1010)
  • "Looking Back" / Don't Stop" (RCS 1013)
  • "Mardi Gras Manbo" / "I Believe Saints Go All The Way" (Sound of New Orleans 10311) (1988)

- Les albums -

  • 1964: Wish Someone Would Care (Imperial)
  • 1966: Take a Look (Imperial)
  • 1973: In Between Tears (Fungus)
  • 1976: New Orleans Jazz & Heritage Festival (Island)
  • 1977: Irma Thomas Live (Island)
  • 1978: Soul Queen of New Orleans (Maison De Soul)
  • 1979: Safe with Me (RCS)
  • 1981: In Between Tears (reissue) (Charly) Fungus
  • 1981: Hip Shakin' Mama (reissue of Island LP) (Charly) Island
  • 1986: The New Rules (Rounder)
  • 1988: The Way I Feel (Rounder)
  • 1991: Live: Simply the Best (Rounder)
  • 1992: True Believer (Rounder)
  • 1993: Walk Around Heaven: New Orleans Gospel Soul (Rounder)
  • 1993: Turn My World Around (Shanachie)
  • 1997: The Story of My Life (Rounder)
  • 1998: Sing It! (Rounder) with Marcia Ball & Tracy Nelson
  • 2000: My Heart's in Memphis: The Songs Of Dan Penn (Rounder)
  • 2006: After the Rain (Rounder)
  • 2008: Simply Grand (Decca/Rounder)

Bonne écoute, et à la semaine prochaine !

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[Le vinyle du Dimanche soir] The Meters "Look Ka Py Py" 1970

16 Mars 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #funk, #NewOrleans, #parlonszic, #The Meters, #AllenToussaint

[Le vinyle du Dimanche soir] The Meters "Look Ka Py Py" 1970

Le disque de la semaine est le deuxième de ce groupe mythique, dont l'ensemble de la production fait partie des oeuvres les plus échantillonnées dans le monde, avec celles de James Brown. Et pourtant, cet album peut dérouter, de par l'absence de chant, un travers qui sera rectifié plus tard dans leur carrière.

Si vous me suivez régulièrement, vous savez que ces musiciens font partie de la grande famille de Louisiane qui comprend, dans le rôle du grand-pére, Professor Longhair, dans celui du pére, Allen Toussaint, des frères, Neville Brothers, du tonton, Dr John, et des cousins, Chocolate Milk, sans oublier leur implication dans Wild Magnolias et Wild Tchoupitoulas.

Je vous propose de l'écouter derechef sur la page connexe, pour cette semaine seulement...

[Le vinyle du Dimanche soir] The Meters "Look Ka Py Py" 1970

Discographie:

The Meters (1969)
Look-Ka Py Py (1970)
Struttin' (1970)
Cabbage Alley (1972)
Rejuvenation (1974)
Cissy Strut (1974)
Fire On The Bayou (1975),
The Best of The Meters (1975)
Trick Bag (1976)
New Directions (1977)
Good Old Funky Music (1990),
Funky Miracle (1991)
Uptown Rulers: live on the Queen Mary (1992)


Live At The Moonwalker (1993)
Fundamentally Funky (1994),
Funkify Your Life: The Meters Anthology (1995)
Kickback (2001)
Fiyo at the Fillmore
Zony Mash (2003)

Voyons maintenant l'étendue des emprunts. (liste non exhaustive !!)

** "Handclapping Song" (1970) **
a été samplé pour:

"Clap Your Hands" de A Tribe Called Quest (1993)
"Track 21" par J Dilla (2005)
"Deep Concentration" par Gang Starr (1989)

** "Cissy Strut" (1969) ** pour:

"P-A-N" de 2 Live Crew (1988)
"Niggaz 4 Life" de N.W.A (1991)
"Da Booty" de A Tribe Called Quest (1998)

** "Oh, Calcutta!" (1969) ** pour:

"One Thing" de Amerie (2005)
"Qu'est-ce Qu'on Attend ?" de Suprême NTM (1995)

** "Just Kissed My Baby" (1974 )** pour:

"Timebomb" de Public Enemy (1987)
"Terminator X Speaks With His Hands" de Public Enemy (1987)
"Never Seen Before" de EPMD (1997)

** "Here Comes the Meter Man" (1969) ** pour:

"Blast That by Nott" de Black Milk (2010)
" Black Ego" de Digable Planets (1994)
"Long Live the Kane" de Big Daddy Kane (1988)

** "Stormy" (1969) ** pour:

"Bigger Picture" de Big K.R.I.T. (2013)
"Clear Blue Skies" de Juggaknots (1996)
"A Solas Con Un Ritmo Kase.O" de Violadores Del Verso (1999)

** "People Say " (1974) ** pour:

"Are You That Somebody?" par Aaliyah & Timbaland (1998)
"Right Now & Later On" de Fabolous (2001)
"The Journey" de Fatboy Slim (2004)

** "Same Old Thing" (1969) ** pour:

"King of the Beats" de Mantronix (1988)
"Good Life" de Pete Rock & C.L. Smooth (1991)
"Quelle Aventure!" de No Sé & Ménélik (1995)

** "Hey! Last Minute" (1970) ** pour:

"On the DL" deThe Pharcyde (1992)
" Mostly Tha Voice de Gang Starr (1994)
" Long Live the Kane" de Big Daddy Kane (1988)

Une petite pause s'impose ! Avec une vidéo live qui date de 2012.

Il me semble que l'examen de ces emprunts mérite que l'on s'y attarde un peu, ne serait-ce que pour démontrer l'énorme influence de ce groupe sur le rap & le hip-hop, entre autres.

** "Find Yourself" (1976) ** pour:

"Feel Me Flow" de Naughty by Nature (1995)
"Honeydips in Gotham" de Boogiemonsters (1994)
"Mamma Pray for Me" de G-Slimm (1994)

** "Look-Ka Py Py" (1970) ** pour:

"The Phuncky Feel One" de Cypress Hill (1991)
"Get Up and Get It" de Jackie Mittoo (1978)
"Entropy" de DJ Shadow (1993)

** "Cardova " (1969) ** pour:

"She Swallowed It" de N.W.A (1991)
"Shut the Eff Up! (Hoe) " de MC Lyte (1989)
" Ko Rock Stuff" de King Tee (1988)

** "Live Wire " (1969) ** pour:
"Cause and Effect" de Gang Starr (1989)
"Accidents Don't Happen" de El-P (2002)
"Troubled Man" de Big Daddy Kane (1991)

** "Rigor Mortis" (1969) ** pour:
"Front, Back & Side to Side" de UGK (1994)
" I"m Gonna Do You" de Jungle Brothers (1988)
"Same Ol' Thing " de Del Tha Funkee Homosapien (1991)

** "Funky Miracle" (1969) ** pour:
" Take a Rest " de Gang Starr (1990)
" Rhyme Hangover ' de MC Lyte (1989)

** 'Thinking ' (1970) ** pour:
"Gyrlz, They Love Me" de Heavy D & the Boyz (1989)
" I'm Dead " de Scarface (1991)
" Religious" de Musiq (2002)

** "Little Old Money Maker " (1969) ** pour:
"Ease Back" de Ultramagnetic MC's (1988)
"Everything's Gonna Be Alright " de Naughty by Nature (1991)
"Non Soumis à L'Etat " de IAM (1991)

** "Chicken Strut " (1970) ** pour:
"Wrath of My Madness" de Queen Latifah (1989)
"Victory Is Calling" de Michie Mee La Luv & MC Lyte (1988)
"Animal De Compagnie"" de Puzzle (2006)

** " Need More Time" (1970) ** pour:
"The Nigga Ya Love to Hate" de Ice Cube (1990)
" The Badman Is Robbin" de Hijack (1989)

** "Pungee" (1969) ** pour:
"Color Blind " de Ice Cube (1991)
"Chicken Huntin' " de Insane Clown Posse (1994)

** "Tippi-Toes " (1970) ** pour:
"Sh.Fe.Mc's " par De La Soul & A Tribe Called Quest (1994)
"Moved El Ano " de Violadores Del Verso (1998)
"Funk Radio " de Ultramagnetic MC's (1992)

** "Hey Pocky A-Way" (1974) ** pour:
"B-Boy Bouillabaisse " de Beastie Boys (1989)
"Sports, Sex & Food " de Tweet (2005)
"D.E.F. = Doug E. Fresh " de Doug E. Fresh & The Get Fresh Crew (1988)

** "You're a Friend of Mine " (1975) ** pour:
"Get Down" by 9th Wonder (2003)

** "Groovy Lady " (1971) ** pour:
"Droppin 'Em" de LL Cool J (1989)
"I'm Gonna Do You" de Jungle Brothers (1988)

** "Britches " (1970) ** pour:
"Peace Is Not the Word to Play " de Main Source (1991)
"Right Off" de Miles Davis (1971)
"Hey Girl " de Apache (1993)

** " 9 'Til 5" (1969) ** pour:
"Flavor for the Non Believes" de Mobb Deep (1992)
"Simple as That " de Jungle Brothers (1993) "Black Is Black" de Jungle Brothers & Q-Tip (1988) "Comin' Straight From the Heart" de Low Profile (1989)

** "Sing a Simple Song" (1969) ** pour:
"Fugitive" de K-Solo (1990)
" I'm a Soul Man " de Live N' Effect Posse (1988)
"Bounce" de T.D.S. Mob (2012)

** "Sophisticated Cissy " (1969) ** pour:
"Essays on BDP-ism " de Boogie Down Productions (1987)
" Dr. Who" de I-Roy (1973)

** "Can You Do Without? " (1975) ** pour:
"Da Wiggy" de Heltah Skeltah (1996)
"Diary of a Hitman" de Main Source (1994)

** "It Ain't No Use" (1974) ** pour:
"Ain't No Use" de Frameworks feat. QNC (2012)
"Drôle De Situation" de Julien Baer (2005)
"Free Style Finale" de Boogie (1994)

** "Doodle-Oop (The World Is a Bit Under the Weather) " (1970) ** pour:
"Droppin 'Em" de LL Cool J (1989)

"Black Is Black" de Jungle Brothers & Q-Tip (1988)

"Comin' Straight From the Heart" de Low Profile (1989)

** "Jungle Man " (1974) ** pour:
"Right Now & Later On" de Fabolous (2001)

** "What'cha Say" (1974) ** pour:
"Contract on the World Love Jam" de Public Enemy (1990)

**"Ease Back" (1969) ** pour:
"Zooted " de Total Devastation (1993)
"Please Understand " de MC Lyte (1989)
"Velik Problem " de Klemen Klemen (2000)

** "Dry Spell" (1969) ** pour:
"8 Iz Enough" de Compton's Most Wanted (1992)
"For the Brothers Who Ain't Here" de Two Kings in a Cipher (1991)

** "A Message From the Meters " (1970) ** pour:
"The Merchant of Grooves" de 3rd Bass (1991)

** "He Bite Me " (1990) ** pour:
"Straight From the Clarke" de Big Mello (1992)
"En Latterlig Morgen" de Østkyst Hustlers (1996)

** "Do the Dirt " (1972) ** pour:
"Free Me" de Joss Stone (2009)

** "Come Together " (1992) ** pour:
"Ele E Ela" par Valete (2002)

** "Keep on Marching" (1990) ** pour:
"Puttane E Spose" de Jovanotti (1992)

** "Lonesome and Unwanted People " (1972) ** pour:
"Curtains (DF 2nd Generation) " de Dungeon Family (2001)

** "Liver Splash " (1970) ** pour:
"Death Sentence " de Big Daddy Kane (1991)

** "Birds " (1972) ** pour:
"Overtime" par DJ Friction &K-Tee (2006)

** "Funkify Your Life " (1977) ** pour:
"De Esquina " de Xis (1999)

OUF !

Je me suis appuyé sur le site hhstateofmind pour trouver ces références.

Une petite vidéo, à savoir un concert qui réunissait nos héros et Red Hot Chili Peppers !! A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !

Qu'elle vous soit douce...

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[Le vinyle du Dimanche soir] Allen Toussaint "Southern nights" 1975

9 Mars 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #soul, #funk, #parlonszic, #NewOrleans, #AllenToussaint, #IrmaThomas

[Le vinyle du Dimanche soir] Allen Toussaint "Southern nights" 1975

Né en 1938 à Gert Town, un quartier pauvre de New Orleans, Allen Toussaint est aujourd'hui, décoré par Obama, un auteur-compositeur-réalisateur-producteur dont la contribution est reconnue comme essentielle à la culture nord-américaine. Et en tous cas indissociable de l'histoire musicale de New Orleans depuis 1960.

Le disque de la semaine,

que l'on écoute derechef sur la page connexe

n'est pas facile à trouver de nos jours Mais il vaut le détour.

De mes albums préférés, il est de ceux que j'ai numérisés il y a déjà longtemps sur DAT. De nombreux titres très accrocheurs , et une chanson-titre qui est un véritable joyau. Néanmoins, comme toujours avec Allen Toussaint, cette chanson ne fut un hit que deux ans plus tard avec Glenn Campbell ( un gars de la bande des Beach Boys et de Phil Spector )...

Si je vous énumère, dans le désordre : Irma Thomas, Lee Dorsey, Chocolate Milk, Dr John, Robert Palmer, Little Feat, Neville Brothers, The Meters, Patti Labelle, Pointer Sisters, Chaka Khan, Bonnie Raitt, The Band, Paul Simon, Lowell George, Boz Scaggs...vous aurez une petite idée de ceux qui, soit lui doivent leur carrière , soit ont travaillé sous sa houlette, soit ont interprété ses chansons....

On le retrouve ci-dessous avec Irma Thomas dans un live qui date je crois de la fin des années soixante.

[Le vinyle du Dimanche soir] Allen Toussaint "Southern nights" 1975

Discographie

- The Wild Sound of New Orleans (1958)
- Toussaint (1971)
- Life, Love And Faith (1972)
- Southern Nights (1975)
- Motion (1978)
- The Allen Toussaint Collection (1991)
- The Wild Sound of New Orleans: 'Tousan' Sessions (1994)
- From a Whisper to a Scream (1995)
- Connected (1996)
- A New Orleans Christmas (1997)
- A Taste Of New Orleans (1999)
- Finger Poppin' & Stompin' Feet (2002)
- The Complete Warner Bros. Recordings (2005)
- I Believe To My Soul (2005)
- The River in Reverse, avec Elvis Costello (2006)
- The Bright Mississippi1 (2009)
- Songbook (2013)

Allen Toussaint avait donc sorti deux albums solo que je trouve déjà assez fantastiques en 1971 et 1972 - "Toussaint" et "Life, Love and Faith" mais les ventes n'avaient jamais décollé, alors même qu'il connaissait un grand succès en tant que producteur d'autres artistes .

Parmi celles de ses productions que je préfère, il y a bien sûr les deux albums qu'il a commis pour Dr John -"In the right place"(1972 ), Desitively Bonnaroo (1973 ) - , et le # 1 hit de Labelle " Lady Marmalade " .

Pour les anglophones qui voudraient aller plus loin, je propose ci-dessous un documentaire d'une heure qui retrace toute l'affaire...

A la semaine prochaine, avec la plus mythique de ses réussites, The Meters.

[Le vinyle du Dimanche soir] Allen Toussaint "Southern nights" 1975
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[Le vinyle du Dimanche soir] Lee Dorsey " Gonh be funky" 1980

16 Février 2014 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #funk, #rock, #blues, #parlonszic, #NewOrleans, #AllenToussaint, #Chocolate Milk

[Le vinyle du Dimanche soir] Lee Dorsey " Gonh be funky" 1980

Le disque de cette semaine est une compilation de 16 succès de Lee Dorsey réalisée en 1980 par Charly Records. On y trouve entre autres perles le fameux "Ya Ya", son premier tube obtenu en 1961 par la grâce de sa rencontre avec Allen Toussaint. Cet ancien boxeur, qui a fait tous les métiers pour survivre dans sa Nouvelle Orleans natale, était aussi un copain de Fats Domino, qui lui fit rencontrer Allen Toussaint, lequel avait été son pianiste... Si les débuts - tardifs, il avait 33 ans ! - en 1958 furent difficiles, après "Ya Ya", qui est N°1 des charts dès sa sortie, et qui sera repris dès 1961 par les Beatles, il enchainera les singles à succès. On lui doit cinq albums :

  • Ya Ya (1962)
  • Ride Your Pony (1966)
  • The New Lee Dorsey - Working in the Coalmine (1966)
  • Yes We Can (1970)
  • Night People (1978)
[Le vinyle du Dimanche soir] Lee Dorsey " Gonh be funky" 1980

Tout le monde connait ses plus gros tubes, popularisés par des artistes aussi divers que Sylvie Vartan, The Clash , Devo, Robert Palmer , Steely Dan ou Pointer Sisters. On a en revanche peu de détails sur sa carrière en tant que boxeur. Le site boxrec.com confirme que Kid Chocolate est l'un des ses alias , l'autre étant "Honeychile", mais il indique également que Dorsey a combattu pour un seul combat professionnel, dans lequel il aurait été éliminé au premier round...Ses fils racontent que le garage familial était encombré de matériel dédié à son entrainement, et qu'il n'a jamais laissé tomber. Légende ? "Je l'ai vu frapper des gars plus grands et ils étaient séchés», dit Irving.Dorsey «Il était court et léger, mais un coup de poing et ils étaient à plat "

[Le vinyle du Dimanche soir] Lee Dorsey " Gonh be funky" 1980

De fait, le gars faisait de foutues bonnes chansons.

Décédé d'emphysème à 61 ans, il figure en bonne place dans mon panthéon personnel, individuel et portatif.

On écoute cette compilation en intégrale sur la page connexe.

Soyez sages cette semaine !

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