Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Bigbonobo

[Le vinyle du Dimanche soir] Johnny Guitar Watson – A real mother for Ya -1977

18 Décembre 2016 , Rédigé par bigbonobo

Johnny « Guitar » Watson n’a pas 20 ans lorsqu’il fait ses premières armes en participant aux groupes qui accompagnent les tournées de B.B. King, de Sam Cooke, Little Richard et autres Shirelles. Avec Guitar Slim, puis Larry Williams, il écume les clubs californiens puis anglais, et commence à se tailler une réputation de formidable guitariste et showman. Le jeune Frank Zappa est de ses tous premiers admirateurs, et Jimi Hendrix le citera comme une de ses influences majeures…Sly Stone, et Prince lui-même, étaient fans et le considéraient comme un Maître… Jusqu’à notre Johnny national, qui adaptera deux de ses chansons, faisant de « Cuttin’ in » « Excuse moi partenaire » en 1963 et de « Sweet lovin’ Mama » « Pour moi tu es la seule » en 1964.

En fait, JGW est le véritable inventeur du « BluFunk », un mélange stylé ancré dans les racines du Delta et mâtiné de sonorités modernes, en particulier de par l’usage de la Talking Box, dont il est un des précurseurs . Ses premiers albums solo sortent en 1963 chez Chess et King Records, mais ne rencontrent qu’un succès d’estime, comme les 5 ou 6 suivants d’ailleurs, et il lui faudra attendre 1975 et sa signature avec le label DJM avec l’album The Gangster is back , puis une tournée européenne explosive pour que sa carrière décolle un tant soit peu. La même année, il enregistre avec Zappa One size fits all et le public français l’adopte –sans qu’il y ait corrélation entre ces deux faits !-.

Son premier vrai Hit aux US, « I need it », l’année suivante, puis l’album que je vous propose cette semaine,  marquent le début tardif de son succès commercial. Une veine qu’il exploitera les années suivantes, sans trop céder à la mode du disco, multipliant les collaborations pointues, avec George Duke ( I love the blues, she heard my cry) notamment, et avec son vieil ami Zappa bien sûr.

Las ! Après une petite dizaine d’années d’embellie, le succès semble de nouveau lui échapper, même si ses albums et concerts sont toujours aussi bons…Il tirera son ultime révérence sur scène au Japon, en 1996, avec une crise cardiaque lors d’un concert au Blues Cafe de Yokohama.

Le disque de cette semaine nous présente une production parfaitement équilibrée entre blues et soul funky, sans aucune faute de goût. Tout coule de source, sans rien à jeter. Des paroles sexy sans outrances, un son punchy et soyeux, des soli de guitare magiques, un peu de vocoder, et surtout cette façon si personnelle de composer, de chanter et d’interprêter sa musique, cette technique de Scat via les modulations de la Talking Box…bref, ce talent !! Voilà qui ne devrait pas vous déplaire ?

A vérifier sur la page connexe.

Et profitez, car vous n’aurez pas de vinyle pour la Noël. Pas assez sages.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article