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Bigbonobo

[Le vinyle du Dimanche soir] Santana – Abraxas – 1970

26 Juin 2016 , Rédigé par bigbonobo Publié dans #Vinyles, #Culte, #Santana, #rock

[Le vinyle du Dimanche soir] Santana – Abraxas – 1970

Doté d’une splendide pochette qui représente une partie d’un tableau de Mati Klarwein , Carlos Santana nous sert un second album qui semble appliquer à la lettre la recette éprouvée par le succès du premier, et on peut dire que çà fonctionne, puisqu’il sera N°1 du Billboard pendant 6 semaines ! D’aucuns le disent moins bon que le premier, lequel avait l’avantage de la surprise, mais je le trouve pour ma part à la fois très varié et parfaitement homogène. Avec une atmosphère troublement sensuelle et agrémenté de mysticisme , le premier titre, "Singing Winds, Crying Beasts" annonce la couleur. Les deux suivants, deux reprises, à savoir le « Oye com va » de Tito Puente et « Black magic woman » de Fleetwood Mac seront d’énormes tubes en radio.

[Le vinyle du Dimanche soir] Santana – Abraxas – 1970

L'album se poursuit sur un rythme effréné, soutenu par la même équipe qui avait su donner un souffle authentiquement tribal au Festival de Woodstock, avec une alternance savamment dosée de délicatesse et d’agressivité, des moments de pur Rock’n Roll, comme dans « Hope you’re feeling better », ou encore des épisodes de transe mystique sur des grooves lascifs. Tout ceci nous offre au final un classique jubilatoire et extatique que l’on ne peut pas simplement cataloguer au rayon « Latino Rock »

Le groupe, emmené par le batteur Mike Shrieve, est ici à son apogée et nous délivre un son très live, à la fois souple et tendu, un groupe d’une cohésion parfaite qui malheureusement se disloquera très vite sous la pression des substances consommées par quelques uns… Mais ce disque atteint le dosage quasi parfait entre intensité rock, instrumentaux jazzy et Salsa dansante, avec en sus quelques gouttes de psychédélisme, pour un cocktail sonore particulièrement savoureux. Bref, un grand classique à prescrire sans modération pour un Dimanche soir

Je ne reviendrai pas sur la carrière du fantastique et innovant guitariste qu’est Carlos Santana, on en trouvera tous les détails sur son site officiel.

Je veux juste ajouter que l’auteur de l'Annonciation de cette superbe pochette en avait déjà repris les personnages pour celle du « Bitches Brew », (1969) de Miles Davis ; dont Carlos revendique d’ailleurs l’influence…D'autres pochettes d'albums célèbres sont au crédit de cet artiste majeur. Autre influence, celle de Hermann Hesse, un auteur prisé des hippies de l’époque pour son roman « O Siddhartha », en particulier, un auteur dont Carlos se serait inspiré pour le titre du vinyle de la semaine

A l'heure où j'écris ces lignes, le pays est en train de vivre un moment de liesse nationale, avec la qualification, un peu à l'arrache mais avec une belle énergie, des Bleus pour la suite de l'Euro, . C'est vous dire si je suis l'actualité de près...!

Allez; remettez-vous, détendez-vous et écoutez ce bijou sur la page connexe…

Vaya con Dios !

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