J'ai décidé de publier définitivement 10 ans de travaux sur des projets divers, le tout sous forme d'albums, téléchargeables gratuitement, artwork compris.
Mon travail est sous licence creative Commons BY-NC-ND. Pas de modifications, partage à l'identique, pas d'utilisation commerciale sans achat de licence, droits d'auteur inaliénables.
Le tout est au format .wav, directement gravable sur Cd audio.
Pour me soutenir, une donation est possible....Pour çà il faut se rendre sur mon site...
Détail d'importance, pour accéder aux fichiers et pour les décompresser, il y a un mot de passe= bigbonobo.urss.tv
The CCMixter remixes :
13 titres composés sur les acappelas d'artistes participant à l'aventure CCMixter
On y retrouvera des pointures comme Cibelle et DJ Vadim, ou encore Tamy & Emily Richards.
La part belle est faite au Brésil, le rap des favellas de De Leve fait mouche.
Le lien pour le télécharger = The CCMixter remixes
Monde de brutes :
15 titres plutôt jazz, couvrant une période de 2002 à 2011, avec la brillante et indispensable participation de mes complices habituels, Daniel Cambier à la basse et Mauro Durão aux nstruments à vent.
Le lien, toujours chez 4shared = Monde de Brutes
Mondo Cano :
19 titres, 66 minutes de...chansons. En français, en anglais, en russe...Des projets qui remontent parfois à plus de dix ans, mais aussi des chansons enregistrées l'été dernier.
Le lien = Mondo Cano
Je souhaite très vivement que vous trouviez du plaisir et de la sérénité à les écouter, sachez que c'est le résultat de dix ans de travail...en toute humilité.
J'ai retrouvé récemment un occasionnel complice musical en la personne de Sebteix, funkateer furieux de son état.
Multi-instrumentiste parce que touche-à-tout passionné, ce fan de la funk des années 70 sévit depuis quelques années et on trouve ses productions sur Jamendo très facilement. Tant et si bien qu'en tant qu'artiste sous licence Creative Commons, il a réussi à vendre plusieurs jingles et musiques à des sociétés commerciales au Canada, en Allemagne et ailleurs.
Cet étrange et prolixe personnage a enregistré dans son grenier et en une journée un album en collaboration avec son frère. 12 titres rigolos et funky que je lui ai proposé de remixer.
Je vous livre ici le premier titre abouti, "SuperMabool". N'hésitez pas à commenter et faire tourner si affinités....
Avant guerre, on disait que trois fleuves arrosaient la ville de Lyon : le Rhône, la Saône, et le Beaujolais. Dans les "bouchons", le pot de Beaujolais coûtait moins qu'une bouteille d'eau minérale...
Grâce à un audacieux coup de marketing d'un député local au début des années 50, qui a permis par une nouvelle loi de commercialiser le vin primeur de la région dès fin Novembre, et surtout grâce à l'appui du Canard Enchainé dont quelques joyeux drilles de journalistes avaient su se réfugier à Juliénas pendant la guerre, c'est devenu un vin connu dans le monde entier. Quelques artistes, comme Brassens, ont eux aussi bien aidé à le rendre célèbre.

Le succès international qui a suivi est bien connu. Au J.T., on nous montrait les avions qui livraient le Beaujolais nouveau le jour J au Japon ou à Buenos Aires.
Ce qui a certainement poussé certains producteurs à faire de la quantité au détriment de la qualité, ou encore certains négociants à commettre des mélanges douteux et chaptaliser à outrance. Les tarifs ont suivi bien entendu.
La région entière a cru que c'était arrivé...Les mentalités ont "évolué"...
Sans évoquer d'autres péripéties, n'oublions pas que le Clochemerle de Gabriel Chevallier se situe à Vaux en Beaujolais...
C'était sans compter avec toute une série de petites catastrophes : la concurrence nationale des vins de Loire ou du Languedoc, qui ont su se convertir et s'adapter, la concurrence internationale aussi, avec l'émergence de vins de qualité en Afrique du Sud, Nouvelle Zélande, Argentine et Chili - maintenant la Chine ! -, et bien entendu l'évolution des habitudes de consommation, en France comme ailleurs.
Le fameux "goût de banane", qui est en fait la conséquence d'une manipulation chimique, a cessé de plaire - ce qui est heureux - et à mesure de la globalisation d'une vraie culture oenologique chez les consommateurs, la part de marché du Beaujolais n'a cessé de chuter depuis 15 ans.
Aujourd'hui, c'est le désenchantement.
On arrache - c'est subventionné - et on se reconvertit, la friche et les résidences secondaires gagnent du terrain, les petits
commerces disparaissent.
S'il parait raisonnable de penser que le Beaujolais survivra en tant que région viticole, parce que c'est sa vocation et que tout s'y prête, la géographie, la géologie, la tradition et le savoir-faire, il semble en revanche évident que cela ne passera que par une amélioration sensible de la qualité et par une adaptation à des techniques plus respectueuses de l'environnement.
Le sommelier Faure-Brac nous livre une critique objective, je crois, de celui de cette année :
Si le Beaujolais en tant que tel n'est plus vraiment apprécié, les crus tirent encore leur épingle du jeu parce que bien souvent on achète un "Cotes de Brouilly" sans savoir que c'est un Beaujolais.
Si vous voulez mon humble avis, le seul cru du Beaujolais qui mérite l'attention est le Moulin à vent (qui d'ailleurs s'auto-proclame "Bourgogne" sur les étiquettes, alors que nous sommes à 80 kms au sud de Beaune), ce qui est probablement dû à un terroir particulier, plus riche en manganèse.
Les autres crus, de St Amour à Brouilly, souffrent peut-être encore de trop de marketing et d"esbrouffe, même si on peut y trouver d'excellents produits, selon les années et les producteurs.
Vous remarquerez sur la carte ci-dessous que les crus sont concentrés au Nord de la région. cela s'explique encore une fois par le terroir, plus calcaire au Sud.
Les vins blancs du Maconnais sont nos voisins, Pouilly et St Veran sont à quelques
kilomètres.
Mais au sud et tout autour du Bois d'Oingt, on produit un excellent vin, à des traifs plus raisonnables. Pour plus de renseignements, voyez-donc le site officiel de la Mairie qui vous donnera tous les contacts utiles en la matière.
Donc, chez moi, c'est
petit village dôté d'une église, de trois chateaux, d'une école et de quelques deux cent vingt habitants.
Aujourd'hui, sur cette commune, sur 125 hectares de Gamay n'en subsistent plus qu'à peine 80 à produire un Beaujolais Villages AOC. Le reste est en friche, ou a été arraché, et fait parfois place à des terrains constructibles. Relativement isolée et assez mal desservie, la commune n'abrite que des gens ayant un projet sur place, ou d'heureux - parce que rares - vacanciers.
Situé très exactement aux confins des "grands Crus", le terroir d'Emeringes jouxte ceux de Juliénas, de Fleurie et de Chénas. Moulin à vent et Saint-Amour sont à quelques cinq kilomètres à vol d'oiseau. C'est un Beaujolais-Villages AOC qui est produit ici, même si quelques vignobles à l'est de la commune sont d'appelation Juliénas.
La plupart des côteaux sont exposés sud sud-est et sont plantés en Gamay. Depuis cinquante ans, on y a introduit des plants de Chardonnay qui sécrètent un blanc savoureux. Et depuis peu on s'y lance dans le Crémant de Bourgogne, mais ceci est une autre histoire.
Je vous livre les coordonnées de très bons viticulteurs du village qui sauront vous proposer des vins de qualité, en Beaujolais-villages, en Chenas, Juliénas et Fleurie:
Morel Dominique, Les Chavannes, 69840 Emeringes Tel 0474044535
et
Mr Bergeron, voir le site
ici.
Et enfin mon ami et partenaire Pierre David, ingénieur agronome, oenologue et propriétaire exploitant, qui participe régulièrement aux concours internationaux et y décroche nombre de distinctions, comme en 2005, et 2009 médaille de bronze des "Chardonnay du monde", ou encore en millésime 2009, médaille d'argent de "l'International du Gamay".
Messieurs B.Pivot et Légasse ont fait l'éloge de ses productions.
La qualité est une obsession chez cet amoureux du vin. Je me fais donc devoir de lui rendre en publicité le plaisir qu'il me donne à déguster ses productions, dont je fais cure régulièrement.
Comme les temps sont durs et que c'est de la pub à peine déguisée que je vous propose ici, vous trouverez en bas de page les tarifs qu'il pratique et les modalités de commande. Mais je ne saurais trop vous recommander, si vous êtes amateur, de vous porter plus vers ce type de produit que vers les beaujolais primeur courants.
Mais sachez aussi que vous pouvez goûter à la vie de chateau en venant y passer quelques jours ou un simple week-end, puisqu'un gite rural 3 épis a été ouvert dans l'aile gauche, comprenant trois chambres, deux salles de bains, une cuisine tout équipée et un salon avec TV. Ne comptez pas sur le cable ou internet, ce n'est pas arrivé jusque là et les réseaux pour mobiles sont capricieux au mieux, inexistants au pire, çà dépend de la météo....
En revanche, le cadre, avec un parc qui fut dessiné par Le Notre mais manque cruellement d'entretien, est romantique à
souhait.
Et çà vous coûiera moins de 600 euros la semaine.
Oui, il y a un site pour en savoir plus,
mais il n'a pas été mis à jour depuis 2 ans !
Pour réserver le gite, il faut en passer par l'organisme gestionnaire, dont le lien direct se trouve ici-même.

Ce millésime 2011 sera bon, si l'on en juge par l'état des grappes au 10 août. Un peu trop d'humidité a fait craindre la pourriture, mais les chaleurs de fin août ont régulé l'affaire.
En attendant, je recommande le millésime 2009, rouge, rosé et blanc, tous trois au top, comme en 2005. Les anglais d'une cave bien connue en ont pris plusieurs milliers de bouteilles.
Je vous proposerais bien une dégustation en ligne, mais çà ne marche pas encore !
Les coordonnées complètes =
Pierre David
Chateau d'Emeringes
69840 Emeringes
Tel/Fax 04 74 04 44 52
Mobile 06 13 20 76 31
chateau-emeringes@orange.fr
Bon de commande et tarifs (.jpg téléch.clic droit) =

P.S. Avec toute la modération requise bien sûr.